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Christine Athenor : « Au temps du COVID, le FITE fait preuve d’imagination et d’esprit de rebond »

Christine Athenor : « Au temps du COVID, le FITE fait preuve d’imagination et d’esprit de rebond »

10 septembre 2020 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Christine Athenor est fondatrice de l’association internationale HS_Projets, qui initie le Festival International des Textiles Extra ordinaires, FITE. Elle nous parle de l’édition 2020 du Festival International des Textiles, placé sous le signe de l’amour. Du 22 au 27 septembre, à Clermont-Ferrand.

Comment est né ce festival très particulier, le Festival International des Textiles Extra ordinaires ?

Le FITE est né d’amour et de rencontres entre des personnes aux envies communes : Une agence, HS_Projets, créée par  Thomas Leveugle et moi-même, une impulsion, Simon Njami, pour créer un événement textile international qui n’existe pas; une Conservatrice, Christine Bouilloc, qui pense que le textile peut parler des femmes et des hommes qu’on entend peu; Un designer, Vincent Lemarchands, pour créer un nouveau format plus festif. Le tout dans une ville : Clermont-Ferrand, non formatée et en demande événements différents, proche des personnes.

Le festival est à la croisée des mondes, à la fois symboliques (la ville entière est mobilisée), mais aussi géographique (les artistes sont internationaux), quel est le fil conducteur de cette édition ?

Le fil conducteur est love etc. : une proposition faite à des artistes de partager leur vision du love, une vision plutôt collective et à rechercher dans le monde entier. Ce love etc. s’exprime à la fois par les œuvres choisies par les artistes mais aussi par leur parole interviewée, retrouvés dans l’exposition centrale love etc. au musée Bargoin. Ce sont aussi des actions menées tout au long de l’année, qui ont pour fil directeur ce thème love etc. que chacun explore à sa manière et restitue durant les 5 jours du festival. Tous les participants ont proposé des approches du thème, plutôt love ou plutôt etc.

Le textile est politique, et vous l’affirmez en incluant les acteurs associatifs au festival, pouvez-vous me parler de cela ?

Le sens que le FITE, donne au mot Politique correspond au sens grec de la cité, qui est une recherche de démocratie quotidienne, de liberté pour tous, d’accès à la connaissance.
Dans ce sens, et selon ses modestes capacités, les actions du FITE sont menées toute l’année avec des enfants des écoles des quartiers prioritaires (Politique de la ville), en Centres pénitentiaires, en Centres d’accueil et de demandeurs d’asile (CADA), des artistes, des associations, des étudiants en écoles d’art, IME, EPHAD….
Ces actions sont diverses, renouvelées à chaque édition, inédites, suivant le thème de l’édition du FITE de l’année, cette édition love etc. Si le FITE aide à tisser des actions, les interlocuteurs ont leur grande marge de liberté et le FITE s’adapte à la demande d’intervention ou peu de ceux-ci : le FITE pratique le sur mesure.

Quelles sont les interactions avec le public ? (Ateliers, rencontres ?)

Les interactions avec le public au moment des 5 jours festifs du FITE, sont des ateliers de pratique textile : conception de masques (en lien avec le Bal masqué sous réserve) avec un atelier d’insertion, un collectif d’artistes et des habitants et des publics ; réalisation de coraux en crochet (en lien avec le projet Corail/Artefact) avec une artiste et des publics ; des café-rencontres au musée Bargoin tous les matins à 10h30 avec des artistes de l’exposition, ouverts à tous ; des thés-rencontres avec les artistes et étudiants dans toutes les expositions.

Et dernière mais essentielle question, qu’est ce qui change pour le FITE au temps du COVID ?

Pas tant de choses, au temps du COVID, le FITE fait preuve d’imagination et d’esprit de rebond, essayant de maintenir ses projets, trouvant des manières de faire quand-même et trouve dans cette gymnastique un certain plaisir, dans un réel souci de faire plaisir aux publics et participants. Il semble que le covid ait suscité créativité et adaptabilité et que le love etc. l’ait emporté !

 

Informations pratiques

Du 22 au 27 septembre, à Clermont-Ferrand. Réservations ici.

Visuel ©FITE

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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