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Bernard Tschumi et son architecture conceptuelle exposés au Centre Pompidou

Bernard Tschumi et son architecture conceptuelle exposés au Centre Pompidou

05 mai 2014 | PAR Maïlys Celeux-Lanval

La galerie sud du Centre Pompidou a pour spécialité d’inviter entre ses murs des artistes vivants; après l’exposition retentissante de Pierre Huyghe cet automne, vous pouvez donc désormais découvrir le travail de l’architecte Bernard Tschumi (né en 1944 à Lausanne) – concepteur entre autres du Parc de la Villette. Concepteur oui, car le mot d’ordre de l’exposition est le concept. « L’architecture non pas du point de vue du style, mais à partir d’une série d’arguments conceptuels qui trouvent leur origine dans le cinéma, la littérature, les arts plastiques ou la philosophie. » De ses premiers dessins au nouveau zoo de Vincennes – désormais appelé Parc zoologique de Paris –, on découvre un travail, une esthétique, mais surtout les multiples questions qui sont posées à un architecte à chaque projet.

Un vaste chantier, voilà à quoi ressemble la scénographie de la rétrospective, pensée par Bernard Tschumi lui-même : des échaffaudages présentent les différents projets, on y trouve des croquis, des maquettes, des plans, quelques interviews filmées… On va d’une construction à l’autre en tissant peu à peu des liens entre les réflexions soulevées, notamment sur le rôle de la façade, qui devient chez Tschumi enveloppement.

Commençant avec la déconstruction d’une certaine idée de l’architecture, trop éloignée de l’humain, Bernard Tschumi pense à une architecture étroitement liée au corps, au mouvement, à la vie sociale. Mai 68 est passé par là. On découvre alors ses séries de dessins appelées Manhattan Transcripts, où l’architecte part d’une photographie pour arriver à un dessin conceptuel. « Tschumi invente de nouveaux modes de notation, une structuration séquentielle qui associe événement, espace et mouvement. »

Réfléchissant sur le contexte d’une architecture, sur la notion de façade, sur les éléments inattendus que peuvent suggérer certains espaces, Bernard Tschumi pose mille questions et apporte mille réponse tout au long de cette rétrospective. Si elle a un réel début, elle n’a pas vraiment de chemin ni de fin, montrant ainsi que ses réflexions sont l’histoire de toute une vie, elles s’entremêlent. On se perd, on contemple, on réfléchit on comprend l’architecture différemment. Une belle leçon, qui intéressera surtout les férus d’architecture.

Maïlys Celeux-Lanval

Jusqu’au 28 juillet au Centre Pompidou.

Visuel :

© Bernard Tschumi

Bernard Tschumi, Maquette de rendu, 1983-1992, plexiglas peint et métal, 19 x 153 x 39 cm

Bernard Tschumi Vacheron Constantin ©Peter Mauss – Esto

Infos pratiques

Les Cygnes
Théâtre du Palais Royal
centrepompidou

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