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A la découverte de la peinture d’Arnold Schönberg au MAHJ

A la découverte de la peinture d’Arnold Schönberg au MAHJ

14 octobre 2016 | PAR Yaël Hirsch

Sous le beau titre « Arnold Schönberg – Peindre l’âme », le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme dédie une grande exposition au maître de la deuxième école de Vienne et ce jusqu’au 29 janvier. Riche de prêts des collections du Centre Schönberg de Vienne, cet événement montre tous les aspects de l’art de l’inventeur du dodécaphonisme et permet de découvrir son violon d’Ingres : la peinture…

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C’est donc comme un peintre de son temps qu’on nous présente celui que tout un chacun connaît comme musicien. Aux côtés d’œuvres de Schiele, Klee ou Kandinsky, l’art pictural de Schönberg rejoint le renouveau artistique viennois de son temps. Secession et expressionnisme sont les maîtres mots de son art, très coloré, très spirituel et néanmoins jamais dénué d’humour. Le portrait est une forme que Schönberg affectionne: portraits de familles un peu fades, mais aussi portraits inspirés de compositeurs inspirants et autoportraits. Les saynètes de vie viennoise ne manquent pas de piquant.

La suite de l’exposition continue à montrer des esquisses et des peintures (mais il y en a moins après les années 1910), tout en les reliant à la musique de Schönberg. L’amour des maths, du jeu, des probabilité et des accords nouveaux qu’ouvre Schönberg se retrouveraient dans les grands yeux globuleux de ses toiles.

L’avant-dernière salle est dédiée à des considérations plus politiques et notamment les projets très mathématique et colorés que le compositeur re-converti au judaïsme avait pour le peuple de Moïse et Aaron dans de bien sombres temps. Et l’on finit sur comme on avait commencé : en dessins avec beaucoup d’œuvres sur papiers témoignant de visions. Très riche, l’exposition introduit bien – via à la peinture- à l’oeuvre et la personnalité de Schönberg, même si le fait de perdre un peu de fil du pinceau au centre déroute quelque peu.

Des rencontres et une série de concerts sont organisés autour de l’exposition : ne manquez pas la Nuit transfigurée le 30 novembre par les musiciens de ‘Orchestre de Paris  et le Pierrot Lunaire le 15 janvier par des solistes de l’Ensemble Intercontemporain et la mezzo-soprano Salomé Haller.

visuels : photos officielles de l’exposition (c)Vienne, Centre Arnold Schönberg (c) Paris, ADAGP, 2016.

Infos pratiques

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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