Design

L’univers vertigineusement beau  de Constance Guisset au Musée des Arts Décoratifs

L’univers vertigineusement beau de Constance Guisset au Musée des Arts Décoratifs

15 novembre 2017 | PAR Yaël Hirsch

Aux côtés de la Maison Dior, place à la jeunesse et à la Création au Musée des Arts Décoratifs. Pour fêter ses dix ans d’activité intense, la designer et scénographe Constance Guisset donne un aperçu de l’univers créatif de son studio. Toute La Culture a visité l’exposition en présence de la jeune-femme.

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A pas même quarante ans, Constance Guisset est diplômée de Sciences-po, l’ESSEC et de l’ENCI. Alors qu’elle cumule les prix (Grand Prix du Design de la Ville de Paris en 2008, Designer de l’année au Salon Maison & Objets et Audi Talents Award en 2010), cette jeune-femme énergique aux cheveux courts et à l’esprit d’équipe prononcé nous enjoint à aller « habiter » ses objets. A commencer par ses fameuses lampes « Vertigo » qui semblent danser dans l’escalier du Musée et souligner l’oeuvre mathématique in situ, Extrait de Moments de Laurent Derobert), dans la première grande pièce magistrale de l’exposition « Constance Guisset Design, Actio! ».

La scénographie pensée par l’artiste est juste magique qui nous permet de flotter sur 1000 m² avec vue sur la Cour du Louvre, selon les verbes les plus impératifs de notre vie : accueillir, dialoguer, habiter, tourner, ravir mais aussi « délier » et danser pour un final qui rappelle magistralement le travail de Guisset avec Preljocaj. Si le fond est noir et gris, la designer qui a aussi illustré des livres pour enfant a gardé quelque chose de la magie, de la forme ronde et des couleurs pastels de l’âge tendre aussi bien dans la légèreté des ses « lampes capes » qui se déclinent comme des sourires que dans le sens joyeux de la dinette de ses plats « Canova ». Il y a aussi des bijoux fins et joueurs (« Swing », « Nebula », « Aimant »…) et des objets funs comme des culbutos tous doux pour porter des photos dans votre intérieur.

L’on sort de l’exposition partagé entre l’envie de tout rapporter chez soi et celle de refermer la parenthèse de l’exposition comme celle d’un rêve que l’on pourra se remémorer. En tout cas, l’on est galvanisé par le souffle créateur et l’énergie folle que distille l’univers de Constance Guisset.

visuels : photos de l’exposition / Constance Guisset Studio.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : yael@toutelaculture.com

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