Design

D’Days : l’élégante R/évolution des étudiants

D’Days : l’élégante R/évolution des étudiants

01 juin 2016 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Focus sur le quartier du Marais à l’occasion des D’Days, le festival du Design qui se tient à Paris et dans le Grand Paris jusqu’à dimanche. L’angle cette année est la R/évolution et, parmi les écoles croisées, c’est bien une douce évolution dans des cadres et des références classiques qui prévaut.


On commence notre promenade pluvieuse par le HUB Lafayette Anticipation où se font face la lauréate du Grand Prix Design Parade Laura Couto Rosado et les étudiants de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design Toulon Provence Méditerranée. Ici, l’aînée a travaillé des vases dont le bec est à casser pour recevoir des fleurs. L’affaire est à rendre dingue les souffleurs par la difficulté technique. Les étudiants eux devaient répondre à un postulat : réaliser un objet en verre, fonctionnel, devant flotter. On retrouve bien sûr une bouteille à la mer mais aussi des bouées jaunes ici magnifiquement stylisées, prêtes à accueillir n’importe quelle barque n’importe où. Élégant et fin.

On continue en remontant la rue des Archives jusqu’à bifurquer en direction de la Galerie Joseph Braque où Le groupe ACCOR a demandé aux étudiants de quatrième année de L’école bleue de penser un « Hôtel famille pour familles « unique » ». Les jeunes designers se sont lâchés. Par exemple, Clément Pré et Chloé Lopez ont imaginé un hôtel « Totem » avec autour d’un cœur un ensemble de lieux de vie partagés. Le projet est beau et tout à fait plausible.

On quitte la jeune création pour faire un saut au Musée de la Chasse où les anciens résidents de la Villa Kujoyama officient. On croise Mylinh Nguyen qui a été invitée à investir la salle d’armes. Elle y présente de sublimes et étranges bestioles qui n’ont rien à envier aux mains des arquebusiers. Elle fut lauréate du prix Bettencourt pour l’Intelligence de la main, et elle est spécialisée dans le tournage sur métaux. Ses animaux, telles ses méduses qui narguent les fusils semblent voler. Dans la cour du musée, José Lévy pose là son impressionnant samouraï, une « installation lumineuse en papier de 7 mètres de haut initialement conçue pour la réouverture de la Villa Kujoyama, en 2014 »..

On termine notre parcours 100% Marais en beauté à la Galerie Joseph Turennes où des conférences se déroulent sur le design. A l’étage les écoles se déploient. L’Esad Orléans a du « (Re)inventer, (Re)dessiner, (Re)visiter ». On y voit ici des détournements intelligents comme cet ensemble en verre issu du monde de la pharmacie devenu ici un service à thé aux lignes pures. De l’autre côté, les étudiants de Esad Saint Etienne déploient leurs travaux. On rencontre Maxime Burnichon et sa table « Organisation géométrique ». En médium le plateau gris sobre et pertinent à souhait permet des évolutions de rangement qui n’ont l’air de rien et qui révolutionnent tout. Il est pile dans le thème le garçon !

Les D’Days continuent jusqu’à dimanche, le programme est là.

Visuels : ABN

Visuel en Une : Mylinh Nguyen, Petit Dieu De Misère (C) Mylinh Nguyen. Cliché Nico Peltier

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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