Arts

De l’homme à l’animal un pas, Julien Salaud le franchit galerie Suzanne Tarasieve.

De l’homme à l’animal un pas, Julien Salaud le franchit galerie Suzanne Tarasieve.

19 septembre 2012 | PAR Bérénice Clerc

Julien Salaud était le grand coup de cœur de l’exposition les Maîtres du désordre au Quai Branly et de la Triennale du Palais de Tokyo où sa grotte stellaire a fait voyager plus d’un visiteur. Au loft 19 de la galerie Tarasieve, « Armée de terre, armée de l’air, tout le monde dehors » il confirme et dépasse toutes les attentes.

Les animaux, les Hommes, la terre ne forment plus qu’un et le travail de Julien Salaud est un mouvement en perpétuelle évolution.

A peine entré dans l’espace de la galerie au cœur de Belleville dans une contre allée parisienne atypique, le spectateur est happé par l’univers de l’artiste, inventeur d’un monde unique, poétique, neuf et enivrant.

De loin ou de près les pièces impressionnent, annulent les certitudes et offrent un ailleurs possible, hybride où l’animal se cache dans l’Homme, la peau matière brisée, l’animal et le végétal ne forment plus qu’une nouvelle image de la vie.

Rares sont les artistes inventeurs de monde aussi fort, les oiseaux, les animaux, leurs plumes, leurs os, les perles, les pierres, les clous et les files qui les traversent sont d’une douceur violente et habite le temps bien plus fort que certains vivants. L’art doit être créateur d’univers, l’artiste doit questionner le monde, Julien Salaud s’interroge, doute, et interroge le visiteur par la beauté et l’étrangeté de ses « sculptures » ou des ses « tableaux » de files.

La matière jaillit, sensuelle, brutale et prend une forme animale quasi humaine ou inversement.

Difficile de décrire le travail de Julien Salaud, il est à vivre, à voir, à sentir et donne envie d’être touché.

Des créatures surgissent, la galerie devient la scène d’un théâtre où le conflit entre ciel et terre livre un champ de bataille où les êtres sont suspendus entre deux existences. Surpris en pleine mutation, au cœur de l’intime, l’art libère de l’apparence originelle.

Abandonner le rationnel, accepter les énergies métaphysiques, se défère de toutes formes de jugements et danser avec les œuvres sur la scène de la vie, voilà ce que propose Julien Salaud jusqu’au 10 Novembre.

Ne le manquez pas, bientôt il sera inaccessible !

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Bérénice Clerc
Comédienne, cantatrice et auteure des « Recettes Beauté » (YB ÉDITIONS), spécialisée en art contemporain, chanson française et musique classique.

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