Arts

Changer de regard sur le monde, à la galerie Polka

13 mars 2009 | PAR Thomas

La galerie Polka expose une dizaine de photographes, tous rassemblés sous un même titre : « Changer de regard sur le monde », capturer la vie ou la désolation aux quatre coins du globe. On y trouve Marc Riboud – encore et toujours à la fête en ce début d’année -, et Bruno Barbey notamment, deux photographes de l’agence Magnum.

Le monde est vaste. Et oui, il fallait donc pour cette exposition commencer par exposer des clichés de nombreux pays. La virée débute à Paris avec Monsieur Riboud et ses célèbres photographies de peintres-acrobates de la dame de fer. Puis petite escapade en Afrique, où la photographe Marie-Laure Decker fait le portrait anthropologique des Wootabés, peuple pacifique du Tchad. En Afrique toujours, sous un climat moins joyeux, avec les clichés sombres du Congo. La galerie Polka nous propose une petite étape « je shoote des artistes connus » en accrochant des tirages de Derek Hudson où figurent Hockney, Bacon, Kate Moss, et une série censurée qui nous montre que les starlettes sont de grands enfants. Cessons ce parcours descriptif, et faisons une halte sur les photographies les plus intéressantes.


bleasdale_cafeBruno Barbey entre chez Magnum en 1968 grâce à son premier portfolio qu’il publie dans Camera. Il y dépeint l’Italie des années 70, ses petites rues, sa réalité et ses espoirs ; des photos en noir et blanc où l’instant est saisi. Aujourd’hui, ou il y a vingt ans, c’est désormais en couleur qu’il nous démontre tout son savoir-faire. Les clichés pris au Maroc (Essaouira, Maroc, 1985) et au Brésil mettent en évidence un travail de grand coloriste. Dans Alcantara (Brésil, 2008), il allie son sujet, une façade vétuste, à de très belles couleurs malgré l’exposition nocturne. Les tirages de Marcus Bleasdale, photographe de l’agence VII, méritent également d’être cités pour la maîtrise de la lumière et de la couleur. Derrière son objectif, il témoigne de la désolation de la route 66 aux Etats-Unis. Autrefois axe majeur pour passer de l’est à l’ouest, elle est maintenant abandonnée au profit des autoroutes. Les agrégats urbains qui s’y étaient greffés ne sont maintenant plus que villes fantômes figées dans le temps – Pompéi des temps modernes. Bleasdale réexplore cette route légendaire, et nous propose ses photographies partagées entre ciel et terre.

« Changer de regard sur le monde », à la galerie Polka, jusqu’au 16 mai 2009. Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 19h, le samedi de 14h à 18h. Métro Oberkampf.

Sophie Hunger, une Suissesse à la Boule Noire
Le Livre, « loisir préféré des Français » : E. Khérad et sa « librairie francophone »
Thomas

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *