Arts
Akseli Gallen-Kallela, le nom que vous n’oublierez plus au Musée d’Orsay

Akseli Gallen-Kallela, le nom que vous n’oublierez plus au Musée d’Orsay

23 février 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Un nom énigmatique, surtout qu’il est d’emprunt, identité nationale non fascisante pour Axel Gallén promeneur du XIXe siècle européen, qui de sa Finlande natale au Kenya a décrypté les hommes et les paysages de son pays dans une tension lumineuse impressionnante de beauté.

Pour la première fois, un musée national organise une rétrospective consacrée à cet artiste phare de la culture finlandaise. Pourtant Akseli Gallen-Kallela a souvent quitté ses terres froides pour explorer d’autres contrées à commencer par Paris où il participa notamment à l’Exposition universelle en 1900 avec les fresques monumentales et synthétiques qui ornaient l’intérieur du pavillon finlandais. Le bâtiment est d’ailleurs reconstitué virtuellement dans une salle dédiée.

Ce qui frappe chez cet artiste, c’est la froideur lumineuse des corps, quasi cadavériques. Classées de façons monographiques, le pinceau d’Akseli Gallen-Kallela insiste sur la précision des paysages : les feuilles sur l’arbre du Grand pic noir, les eaux enragées des Chutes d’Imatra ou l’herbe rase du Garçon et la corneille. Son trait précis offre une peinture réaliste empreinte de symbolisme. Son travail autour des mythes du Kaleva, fondations nationales donnent à voir des accents mystiques et surréalistes où les couleurs fusent ainsi que les motifs art-déco. Plus naturaliste, son décryptage social nous informe de la misère à la hight society. Son portrait de Perdue montrant une jeune fille au fonds du gouffre, vautrée sur un tronc d’arbres, dans une cohésion avec la nature qui semble être une caractéristique de l’artiste.

Hors sujet ou presque, pour accéder à cette exposition tant superbe qu’inattendue, vous traversez les salles impressionnistes, mises en valeur par un nouvel éclairage et par un gris sombre au mur. Vous ferez une halte au sublime café Campana dont la lumière provient de la grande horloge de la gare d’Orsay. En dorures sombres, le lieu a des points communs avec la décoration du club parisien de David Lynch, Le Silencio. La pause vaut le coup même si les prix sont un peu trop chers pour la qualité de l’assiette vraiment anecdotique.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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