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Une sculpture de James Colomina sur le consentement sexuel

Une sculpture de James Colomina sur le consentement sexuel

19 février 2021 | PAR Salome Helgoule Vallot

L’artiste de Street art toulousain James Colomina avait installé devant le Sénat vendredi 12 février sa statue L’enfant au nounours… Qu’il a été dans l’obligation de retirer une heure après. Un message fort alors que le texte sur le consentement sexuel si débattu à 13 ans vient d’être adopté par l’institution. 

 
 
 
 
 
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La sculpture rouge, marque de fabrique de l’artiste, avait été déposée là dans une grande discrétion ; elle représente un petit garçon, tenant son doudou, qui barre le nombre treize sur le bâtiment du Palais du Luxembourg. Ce n’est pas la première fois que l’artiste toulousain dispose l’une de ses œuvres devant un monument parisien, en revanche, s’il avait été habitué à une certaine indulgence de la part des policiers, ceux-ci l’ont cette fois-ci enjoint à retirer sa statue seulement une heure après son apparition. « C’est dommage, j’aurais bien aimé que quelques sénateurs puissent la voir. » a-t-il confié à Connaissance des arts.

Les œuvres du toulousain rentrent souvent en résonance avec l’actualité. Cette fois-ci, James Colomina avait l’envie de faire écho à la loi adoptée par le Sénat le 21 janvier dernier et qui constitue une véritable avancée dans la lutte contre les violences faites aux enfants puisque toute relation sexuelle imposée par un adulte à un enfant de moins de 13 ans sera automatiquement punie sans nécessité préalable de prouver le non-consentement. Alors que le débat public est secoué par ces questions, notamment depuis la sortie de La Familia Grande, cette statut vient incarner cette  « enfance volée », ou devrions-nous dire toutes ces enfances volées, qui sont le symbole d’une urgence sociétale. 

crédits visuels : ©Laetitia Larralde 

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Salome Helgoule Vallot

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