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Secousse dans le paysage médiatique : Patrick de Carolis mis en examen

Secousse dans le paysage médiatique : Patrick de Carolis mis en examen

28 avril 2014 | PAR Alexander Mora-Mir

Suite à une plainte déposée par le syndicat des médias SNPCA-CGC, l’ex PDG de France Télévisions (2005-2010) Patrick de Carolis, a été mis en examen le mercredi 23 avril dernier par le juge Renaud Van Ruymbeke pour « favoritisme ». Ces remous judiciaires en interne font suite aux contrats suspicieux passés par le groupe audiovisuel public avec la société de communication Bygmalion.

Contacté par l’AFP, Patrick de Carolis trouve sa mise en cause « parfaitement injustifiée » et fait suite à celle de Bastien Millot, ancien dirigeant de Bygmalion, mis en examen le 11 avril dernier pour « recel de favoritisme ». Il a réfuté « catégoriquement » les accusations qui pèsent sur lui. «Toutes les prestations que j’ai effectuées pour France Télévisions l’ont été dans le strict respect du droit », a indiqué le fondateur de Bygmalion.

L’information judiciaire porte sur des contrats passés par France Télévisions avec quelques sociétés. Dès 2008, le groupe présidé alors par Patrick de Carolis avait notamment signé avec Bygmalion. Des contrats suspicieux ont été contractés. Le montant total avoisinerait 1,2 million d’euros, portant sur de la veille internet, du suivi de courriers de téléspectateurs, de la préparation d’éléments de langage et de l’accompagnement stratégique. Bastien Millot avait été jusqu’en 2008 directeur délégué de la stratégie à France Télévisions, auprès de Patrick de Carolis, ce qui éveille fortement les soupçons de favoritisme.

Depuis fin février, l’une des filiales de Bygmalion, Event & Cie, a été accusée d’avoir pratiqué des surfacturations auprès de l’UMP, lors de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Camille Pascal ex secrétaire général de France Télévisions, et ex conseiller de l’ancien chef de l’Etat, est également mis en examen pour favoritisme. Selon une enquête du Point, il a pour sa part, relativisé la procédure, survenue selon lui parce que M. de Carolis a été « signataire de deux contrats litigieux, en exécution d’une commande ». Mais pour l’avocat du syndicat plaignant, Pierre-Olivier Lambert, c’est au contraire « tout un système d’attribution occulte de marchés publics qui est remis en question » au sein du groupe.

Renaud van Ruymbeke, le juge en charge du dossier est connu pour avoir déjà traité l’affaire Cahuzac et le volet financier de l’affaire Karachi (mettant en cause Nicolas Sarkozy).

Le feuilleton de France Télévisions se poursuivra dans les semaines à venir.

visuel : © Creative Commons (Wikipedia) Patrick de Carolis

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