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Des prothèses pour la Vénus de Milo et les statues du Parc Monceau

Des prothèses pour la Vénus de Milo et les statues du Parc Monceau

06 mars 2018 | PAR Lili Nyssen

L’ONG Handicap International a équipé une reproduction de la célèbre statue sans bras La Vénus de Milo de prothèses 3D pour sensibiliser aux quelques 100 millions de personnes dans le monde en attente d’appareillage. 

100 millions de personnes amputées dans le monde et en attente d’une prothèse. C’est le chiffre donné par l’Organisation Non Gouvernementale Handicap International, qui, afin de sensibiliser le monde à sa cause, a équipé une reproduction de l’une des statues les plus célèbres du monde, exposée au Louvre : La Vénus de Milo, dont les bras sont tombés avec le temps, et qui est connue ainsi, icône amputée. Elle est exposée ainsi à la station Louvre-Rivoli, parée de gros bras imprimés en 3D, dans le cadre d’une opération de développement à grande échelle d’appareillage de patients. Réparer des corps de pierre, parer des chefs d’oeuvre de plastique qui semblerait presque grotesque, pour rappeler au monde qu’il faut réparer les vivants.

D’autres statues viennent ainsi d’être appareillées notamment les statues du Parc Monceau, depuis 14 h. Les prothèses factices sont représentantes du projet de prothèses 3D mis en place par Handicap International dans le but de réduire les coûts de l’appareillage pour répondre à l’attente massive de prothèses orthopédiques dans les zones dangereuses ou reculées. Développer l’accès aux soins orthopédiques via une technologie émergente – qui s’est révélée efficace auprès de 24 patients lors d’un projet pilote à Madagascar, au Togo et en Syrie – c’est le défi que s’est lancé Handicap International. La campagne de sensibilisation, en s’attaquant à des objets cultismes de l’Histoire, a cette force d’interpeller les consciences en modifiant le familier, en rendant visible ce qu’on oublie finalement de voir : La Vénus de Milo n’a plus de bras, dommage collatéral du temps, irréparable. 100 millions d’amputés, dommages collatéraux de guerres et autres dangers… irréparables ?

Visuel : ©Hérézie

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Lili Nyssen

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