Politique culturelle
#UnBonJuif. Antisémitisme 2.0

#UnBonJuif. Antisémitisme 2.0

22 octobre 2012 | PAR La Rédaction

Un simple coup d’œil sur les sujets les plus en vogue sur Twitter révèle parfois de désagréables surprises. Mercredi 10 octobre, le site Jewpop.com a ainsi constaté que le hashtag (mot-clé) #UnBonJuif était le troisième sujet le plus tweeté en France.

Cette déferlante antisémite sur les réseaux sociaux témoigne de la résurgence d’un racisme inquiétant dont il est important de comprendre l’origine.

Il faut bien comprendre que le racisme contre les Juifs (l’antisémitisme) est ancien. Ce n’est pas Hitler qui l’a inventé, ni les Allemands !

L’antisémitisme (originellement écrit anti-sémitisme) est le nom donné de nos jours à la discrimination, l’hostilité ou les préjugés à l’encontre des Juifs ainsi que l’ensemble des rumeurs malveillantes répandues à leur sujet. Il s’agit donc d’une forme particulière de racisme.

 

Les manifestations de l’antisémitisme peuvent aller de la haine personnelle à des persécutions populaires et violentes ou idéologiques et institutionnalisées. Outre les pogroms localisés, il y eut des formes de grande ampleur, à l’échelle d’un pays comme l’édit d’expulsion des Juifs d’Angleterre en 1290, l’Inquisition espagnole et l’éviction des Juifs d’Espagne en 1492. Il y en eut aussi à l’échelle d’un continent, lors de la Seconde Guerre mondiale, où la Shoah, « solution finale » d’Adolf  Hitler à la « question juive » en Europe, causa la mort de 6 millions de personnes désignées comme juives. Ceux-ci représentaient les trois quarts des Juifs de l’Europe occupée, les deux tiers de ceux du Vieux Continent et plus du tiers de la population juive mondiale.

L’antisémitisme puise une partie de ses racines dans l’enseignement chrétien sur les juifs comme l’a montré l’historien juif Jules Isaac, l’un des participants à la Conférence de Seelisberg en 1947, qui y a consacré deux ouvrages : Jésus et Israël (1959), et l’Enseignement du mépris (1962).

Les Chrétiens n’admettaient pas que les Juifs refusent de croire que Jésus était le « fils de Dieu », le Messie. Quand la religion chrétienne est devenue majoritaire en Europe, les Juifs furent régulièrement persécutés. Il y eut des périodes de calme où on les tolérait et des périodes de persécution comme lors des Croisades, au Moyen-Age.

En 1096, les Juifs de Spire, Worms, Mayence et Cologne (en Allemagne) furent massacrés lors du départ de la Croisade. Autre exemple : le roi Philippe-le-Bel expulsa les Juifs de France en juillet 1306, en n’oubliant pas de confisquer leurs biens…

Plus tard, au XIXe siècle, après que les Juifs soient devenus citoyens (depuis 1791 en France), certains catholiques et toute la droite reprochèrent aux Juifs d’être trop fidèles à la République. Des journaux contre les Juifs furent publiés.

Que reproche-t-on alors aux Juifs ?
Tout et son contraire :

  • s’ils sont riches, ce sont des « profiteurs » « qui aiment l’argent » et dépouillent les Chrétiens
  • s’ils sont pauvres, ce sont des « parasites », ils sont « sales, pouilleux… »
  • s’ils sont patrons : ce sont des capitalistes qui exploitent le peuple
  • s’ils sont révolutionnaires et anticapitalistes : ce sont des organisateurs de révolution qui sèment le trouble

A partir de 1895, la célèbre affaire Dreyfus montre l’importance de l’antisémitisme.
Un capitaine de l’armée française, Alfred Dreyfus, est accusé d’espionnage. Il est juif donc coupable. L’armée refusera pendant des années de reconnaître son innocence, allant jusqu’à faire relâcher le véritable coupable et jusqu’à fabriquer de fausses preuves contre Dreyfus. Il sera innocenté au début du XXe siècle.

Le nazisme reprend l’antisémitisme ancien et y ajoute un « racisme biologique ».

Hitler va donc reprendre cet antisémitisme ancien et y ajoute des théories fumeuses, soi-disant « scientifiques » qui prouveraient la supériorité de la soi-disant « race aryenne » sur la «race juive».
Il s’appuie sur des théories émises en particulier par un Français, le Comte de Gobineau, au XIXe siècle.(Essai sur l’inégalité des races humaines,1853-1855)

En France, la fin du 19ème siècle est marquée par diverses catastrophes nationales : défaite dans la guerre contre la Prusse, perte de l’Alsace-Lorraine et drame de la Commune de Paris. Le nationalisme français, jadis progressiste, cherche maintenant les sources de son inspiration dans le passé; il devient de plus en plus « revanchard », intolérant et antisémite.

L’Action Française fondée en 1899 pendant l’affaire Dreyfus, avec à sa tête Charles Maurras, est le mouvement le plus influent. Son idéologie va à l’encontre de tous les idéaux de la Révolution française : il est anti -démocratique, monarchiste et antisémite. Tout ce qui est allé de travers, un jour, dans l’Histoire française est imputé aux Juifs, censément la communauté qui a tiré le plus grand profit de la Révolution française. L’Action Française compte parmi ses plus fervents adeptes des intellectuels, des militaires, des membres du clergé, des commerçants et des employés de bureau. L’Eglise catholique, qui n’a jamais été en faveur des idéaux de la Révolution française, soutient ouvertement l’antisémitisme, au travers des journaux catholiques La Croix et Le Pèlerin, diffusés au total à 500.000 exemplaires environ. Cependant, après la Première Guerre mondiale et la victoire française, l’Action Française voit le nombre de ses partisans décliner. Mais la crise économique de 1929 marque le retour de l’antisémitisme en tant que mouvement politique, qui, fait notable, se fraie même un chemin dans la classe ouvrière, pourtant traditionnellement de gauche. En janvier 1934, le suicide du courtier juif russe Stavisky et les révélations au sujet de ses liens avec des politiciens corrompus provoquent de graves émeutes antisémites, ainsi qu’une tentative de coup d’Etat contre le gouvernement. Tout au long des années 30, la France est inondée d’un raz-de-marée de publications antisémites, qui pavent le chemin, en définitive, à la collaboration avec les Nazis sous Vichy.

Ce que dit la loi :

En France, le droit pénal réprime les actes qui sont une manifestation de racisme.

La loi et le code pénal répriment différents agissements considérés comme racistes.

La loi vise les infractions commises par la presse et les autres moyens de communication : la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, la diffamation et l’injure à raison de l’origine ou de l’appartenance raciale, ethnique, nationale ou religieuse, l’apologie et la contestation des crimes contre l’humanité.

L’auteur de paroles, écrits ou images à caractère raciste est punissable lorsque les attaques incriminées s’adressent par tout moyen de communication au public, y compris par internet, quand bien même le site serait basé à l’étranger, à condition que le propos litigieux soit diffusé en France.

Le procureur de la République peut prendre d’office l’initiative de poursuivre l’auteur de l’infraction raciste, sans intervention préalable de la personne ou du groupe de personnes qui en ont été victimes.

1990 : loi no 90-615 du 13 juillet 1990 tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe avec en particulier, création du délit de contestation de crime contre l’humanité : négationnisme ;

1994 : le Nouveau Code Pénal, publié le 1er mars 1994, a créé de nouvelles infractions et renforcé la répression des délits racistes (l’étendant aux personnes morales) ;

2003 : Décret no 2003-1164 du 8 décembre 2003 portant création du comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

2004 : la loi no 2004.204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité précise cette circonstance aggravante quand l’infraction est « précédée, accompagnée ou suivie de propos, écrits, images, objets ou actes » racistes ou antisémites. La loi prévoit différentes sanctions pénales allant de l’amende à l’emprisonnement. Ainsi, l’injure raciale est punie – au maximum – de 6 mois d’emprisonnement et/ou d’une amende de 22 500 euros.

2004, sur Internet (cybercriminalité), la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 stipule que « les hébergeurs et fournisseurs d’accès Internet ont l’obligation de contribuer à la lutte contre la diffusion de données à caractère pédophile, négationniste et raciste ».

Retour sur l’affaire #UnBonJuif sur Twitter

 

Mercredi 10 octobre, le site Jewpop.com a ainsi constaté que le hashtag (mot-clé) #UnBonJuif était le troisième sujet le plus tweeté en France.

De quoi s’agit-il ? D’un festival de « vannes » communautaires censées être légères, « fun », prenant pour cible la communauté juive ? La plupart des participants se défendent d’être antisémites ou racistes, ils prônent une forme étrange de liberté d’expression, dépouillée de la moindre décence, qui autoriserait tout, jusqu’à l’appel au meurtre, pour rire. Symptôme de cet « humour » qui fait feu de tout bois, l’un de ses animateurs commence par faire une blague sur les Arabes…

Le succès est immédiat, le mot-clé enflamme littéralement le réseau. Nombre d’usagers s’insurgent contre cette initiative et les dérives qu’elle occasionne, mais la tendance est lancée. Entre les blagues de mauvais goût s’immiscent des propos clairement antisémites et des photos d’un autre âge, extraits :

#UnBonJuif est un juif mort

#UnBonJuif c’est un dur à cuire lol ^__^

#UnBonJuif doit être cuit à point.

#UnBonJuif critiquera le hashtag #UnBonJuif car il voit de l’antisémitisme partout..

Symptôme de cette parole décomplexée vis-à-vis des communautés, le même jour surgissait sur  Twitter le hashtag #UnBonMusulman, qui a cependant rencontré une audience bien plus modeste, ou encore #UnBonRaciste…

Le site Jewpop.com a consacré un article à ce phénomène d' »antisémitisme 2.0″, qu’il décrit comme relevant d’une « génération Dieudonné » : « Une génération baignant dans une extrême confusion mentale, pour qui le droit de se moquer de tous – avec un humour supposé – permet d’afficher l’antisémitisme le plus nauséabond, avec pour dénominateur commun le sentiment bien réel d’une injuste ‘domination juive’, politique, sociale et financière. »

Réagissant à cet article et au déluge de condamnations d’usagers outragés, les participants au « concours de blagues » revendiquent le droit à l’humour et à la « liberté d’expression », s’insurgent contre le « deux poids, deux mesures » ou ce qu’ils perçoivent comme une éternelle victimisation des juifs :

Le hashtag #UnBonJuif n’est pas antisémite ayez un peu d’humour, ils vous charrient gentiment

Vous pleurez pour un #UnBonJuif ?Et la liberté d’expression que vous aimez tant elle existe plus la ? Bande de fdp.

WESH on dirais on a tuer un juif

Oula le hasthag #UnBonJuif fait parler hahahaha décidément ces juifs sont trop protéger …

Le Mrap, SOS Racisme et le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) ont dénoncé lundi 15 octobre ce qu’ils perçoivent comme une vague d’antisémitisme.

Le MRAP – Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples – qui a récemment appelé la société française à se mobiliser contre les faits et actes antisémites, exige aujourd’hui de l’entreprise Twitter qu’elle prenne les mesures propres à éviter tout dérapage raciste. Le mouvement va proposer, dans cette perspective, de rencontrer ses responsables et entend poursuivre tous les auteurs identifiables de ces tweets antisémites.

SOS Racisme a notamment assuré qu’elle « portera plainte contre les propriétaires des comptes Twitter à partir desquels ont été diffusés les propos antisémites ». Pour l’heure, Twitter, dont le siège est basé aux Etats-Unis, n’a pas de représentant légal en France et n’a toujours pas réagi à l’affaire. Une situation un peu logique car Twitter a érigé la liberté d’expression en valeur suprême et a pour règle de ne pas interdire ni de supprimer de tweet.

« A défaut de réaction spontanée de Twitter Inc. pour se conformer à la loi française, je serai contraint de saisir au nom de l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) le président du Tribunal de grande instance de Paris, statuant en référé, afin de voir ordonner sous astreinte le dé-référencement du hashtag #unbonjuif et la communication des données d’identification des auteurs des tweets« , a déclaré à l’AFP l’avocat de l’association, Me Stéphane Lilti.

Pour le moment, les messages antisémites continuent de déferler. Dans une dépêche AFP : »Mais plusieurs jours après, aucun message n’a été effacé malgré les listes fournies par l’association. Twitter se borne à rappeler qu’il ne fait « pas de modération de contenu », mais se dit prêt à bloquer « certains contenus » si la demande émane des « autorités compétentes » d’un pays. »

Décryptage :

Les auteurs de ces tweets peuvent-ils vraiment invoquer l’humour et la liberté ?

Qu’y a-t-il de drôle à affirmer qu’ « un bon juif est un juif mort » ?

Premièrement, pour répondre à ceux qui font valoir la liberté d’expression comme argument de défense, c’est ignorer la définition même de cette liberté, de la liberté en général et c’est ignorer la loi. C’est tout simplement ignorer les règles essentielles de nos vies sociales, ignorer le respect des autres dans une société dites démocratique.

Petit rappel:

«La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » (articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 )

L’exercice des libertés comporte  des devoirs et des responsabilités qui sont soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi. Ces mesures sont nécessaires, dans une société démocratique, à la protection des droits d’autrui.

Pour répondre à ceux qui font valoir le fait que ce n’est pas grave, que c’est de l’humour…

Il faut se poser la question : peut-on rire de tout ?

Pierre Desproges répondait : « Oui, mais pas avec n’importe qui. » Il en donnait aussi cette illustration : « Mieux vaut rire d’Auschwitz avec un Juif que jouer au Scrabble avec Klaus Barbie. ». Et qui accepterait de rire d’Auschwitz avec Le Pen…?

C’est pourquoi on ne peut tolérer des propos racistes ou antisémites , même humoristiques, sur la voie publique ou nos écrans d’ordinateurs: non seulement parce que c’est interdit, mais parce  que ces propos s’adressent, par définition, à tout le monde.

Une plaisanterie raciste, même drôle, ne sera jamais, même sur internet, qu’une ignominie de plus.

Nos enfants sont les premiers consommateurs de web, les plus réceptifs, les plus démunis. Imagine-t-on l’influence, à longueur d’années, de ces représentations innombrables ?

Ne confondons pas le politiquement correct, qui est la peur de choquer, avec la responsabilité, qui est le refus de mal agir. Choquer les Juifs, ce n’est pas en soi condamnable. Faire le jeu des antisémites, si.

Reste à savoir si Twitter est considéré comme un espace public ou privé. Une question difficile étant donné que les réseaux sociaux n’ont pas de statut légal en France et que la jurisprudence ne s’est pas encore prononcée sur leur qualification publique ou privée.

Tout dépend en fait de la manière dont le message est partagé. Certains arguent que Facebook est, par exemple, considéré comme un espace privé quand une injure raciste est postée sur le mur de quelqu’un auquel tout le monde ne peut pas avoir accès. Mais des tribunaux ont déjà estimé que les «murs» étaient publics, car accessibles par plus de deux personnes, contrairement aux messages «inbox» qui s’assimilent plus à un email. Dans le cas d’une même injure raciste sur une «fanpage», ouverte à tous les utilisateurs, Facebook est aussi considéré comme un espace public.

Sur Twitter, les tweets postés depuis un compte sont accessibles par tous les utilisateurs du site, et sont donc dans l’espace public.

Cette distinction a son importance car les peines ne sont pas les mêmes. Dans le cas d’une injure raciste (ex: «Sale noir») sur un espace public, vous risquez jusqu’à six mois de prison et 22.500 euros d’amende, selon la loi de la liberté de la presse de 1981, qui régit ce délit. S’il s’agit d’une injure raciste dans un espace privé, vous risquez jusqu’à 750 euros d’amende selon l’article R 624-4 du code pénal.

En cas de diffamation raciste (ex: «les arabes sont des voleurs») dans un espace public, le délit est passible de 45.000 euros et un an d’emprisonnement selon l’article 32 de la loi de la liberté de la presse. Si c’est dans un lieu privé, la peine est la même que pour une insulte raciste non publique.

 

La dernière question que nous nous poserons sur cette résurgence de l’antisémitisme sur nos réseaux sociaux est : quelles sont les raisons qui poussent un individu ou un groupe d’individus à tenir de tels propos ?

Écartons tout de suite le contexte de crise économique qui n’est pas déterminant dans cet antisémitisme 2.0. Nous ne pouvons appréhender le vécu de nos sociétés actuelles, de notre société française, en prenant comme argument l’exemple de ce qui a été vécu au lendemain du « jeudi noir » de 1929. La France de l’entre-deux-guerres n’est pas la France d’aujourd’hui.

Bien qu’un contexte de crise économique puisse représenter un terreau favorable à l’émergence ou à la résurgence d’idéologies extrémistes voir racistes, le mal dont nous parlons aujourd’hui est lié à l’ignorance, à un manque d’éducation, à la peur de la différence, ou tout simplement à la difficulté d’accepter l’autre pour ce qu’il est.

La discrimination est présente partout dans notre société, relayée par des codes, des normes, des modèles auxquels il faut absolument ressembler si on ne veut pas être rejeté, si on ne veut pas être montré du doigt, au point même d’inciter la haine de ceux qui nous trouvent déviant…

Trop gros, trop maigre, trop moche, trop gay, trop noir, trop arabe, trop femme, trop juif…

En France on est capable de faire des lois dites de « discrimination positive » pour que les femmes puissent être suffisamment représentées en politique.

On pourrait tout aussi bien imputer la défaite de Ségolène Royale en 2007 au simple fait qu’elle soit une femme… Et si le candidat à l’élection présidentielle était noir, arabe ou juif… On lui reprocherait d’être trop noir, trop arabe ou trop juif pour représenter la France et l’État Français ?

 

Autre exemple :

 

Le 5 octobre 2002, Bertrand Delanoë est poignardé pendant les festivités de la première Nuit Blanche en plein Hôtel de ville. Son agresseur, Azedine Berkane, un homme au chômage, a affirmé à la police détester « les politiciens, particulièrement les homosexuels » pour expliquer son geste…

 

La France n’est-elle pas cette France « black blanc beur » qu’on nous vendait à une époque , à grand renfort de bons sentiments ?

Il faudra accepter un jour que la France est une terre d’immigration où se mélangent les cultures et  les religions.

On peut comprendre que notre société souffre, soit déboussolée, en perte de repères.

On peut comprendre une certaine forme d’humour.

On doit accepter que l’autre soit différent, ait une culture différente, une religion ou des opinions différentes.

Mais on ne peut pas tolérer les discriminations, le racisme, l’antisémitisme, la haine et le non respect d’autrui.

On ne peut pas tolérer la violence, qu’elle soit physique ou verbale.

 

Chronique par LE BARBU.

 

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