Politique culturelle
Remise du Grand Prix d’architecture 2011 de l’Académie des beaux-arts : le logement étudiant en question

Remise du Grand Prix d’architecture 2011 de l’Académie des beaux-arts : le logement étudiant en question

15 décembre 2011 | PAR Amelie Terranera

Cette année, les candidats au Grand Prix d’architecture 2011 de l’Académie des beaux-arts, planchaient sur le sujet actuel et problématique du « logement étudiant ».

Souci majeur pour l’ensemble des étudiants en France, la question du logement s’est éloignée un instant de la sphère politique pour préoccuper de jeunes architectes. Les propositions insolites voire utopiques se sont succédées. En réponse au manque cruel d’espace, les finalistes du Grand Prix d’architecture 2011 ont majoritairement entrepris une appropriation des espaces libres ou encore non envisagés comme habitables : toits d’immeubles, ronds-points, espaces verts…

Une vie étudiante au fil de l’eau et sur le sommet des immeubles à défaut d’être sans toit

L’architecte Claude Parent, qui préside l’Académie des beaux-arts, a néanmoins exprimé sa déception face à l’absence de réflexion au sujet des espaces intérieurs de ces fameux logements étudiants. C’est la raison pour laquelle, le premier prix n’a pas été décerné. Revenons alors sur les projets des deuxièmes ex-aequo.

Aérienne, la proposition de Florian Dhormes suggère d’implanter des logements étudiants sur les toits. Cette proposition réaliste mais non dénuée de poésie, s’insèrerait parfaitement dans des quartiers actifs où les services : magasins, transports, loisirs, sont déjà implantés.

 

La proposition de Simon Moisière, 3SRC, est quant à elle, surprenante. L’étudiant propose d’occuper un lieu vide, et pas n’importe lequel, un échangeur de la Nationale 118. Autrement dit le coeur d’un carrefour giratoire. Les ronds-points français vides et imposants n’ont qu’à bien se tenir, Simon Moisière propose un gain de place conséquent et une cité universitaire indéniablement reliée aux axes de circulations.

 

 

 

 

Les 14 autres projets, dont une habitation en forme de bouteille implantée au cœur d’un vignoble, sont exposés à l’Académie des Beaux-Arts. Que tous les étudiants en mal de logement y fassent un tour, pour savoir de quoi demain sera peut-être fait.

 

 

 

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Amelie Terranera

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