Politique culturelle
Premières Assises de l’audiovisuel : inquiétudes et perspectives de la télévision française

Premières Assises de l’audiovisuel : inquiétudes et perspectives de la télévision française

04 juin 2013 | PAR Ines Zorgati

filipetti1Demain mercredi 5 juin auront lieu les premières Assises de l’audiovisuel, menées par la Ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti en vue d’une nouvelle loi régissant le secteur, prévue pour 2014. L’occasion pour les pouvoirs publics de débattre avec les représentants des grandes chaînes françaises autour des bouleversements numériques et économiques du marché de la télévision. Retour sur les perspectives et les enjeux de l’audiovisuel d’aujourd’hui.

Le Grand Palais accueillera toute la journée de demain un des projets phares du ministère de la Culture, annoncé il y a quelques mois par Aurélie Filippetti. Les Assises de l’audiovisuel auront pour objectif principal de réunir les grands représentants du PAF afin d’évoquer le développement et les difficultés de la régulation du secteur. Organisé autour de quatre tables rondes portant sur les questions de l’impact d’internet d’une part et des perspectives économiques d’autre part de l’audiovisuel, l’événement entend faire un premier pas vers une grande loi réformant ce marché envisagée par le gouvernement pour 2014.

Le rapport Lescure alerte un secteur déjà inquiet

C’est à un secteur inquiet auquel s’adressera demain la Ministre. En effet, près d’un mois après la remise du rapport Lescure au Président de la République à la mi -mai, les tensions quant à l’avenir du paysage audiovisuel français s’accentuent entre les grandes chaînes et les producteurs indépendants de programmes télévisés. Dans son rapport,  l’ancien directeur de Canal + Pierre Lescure met effectivement en garde contre une série de dangers qui menacent actuellement le marché de la télévision. En plus de proposer des mesures pour une adaptation en douceur de l’audiovisuel vers l’ère numérique, le rapport souligne également le danger de la prolifération du nombre de chaînes gratuites et de la baisse drastique des recettes publicitaires.

Ce sont aussi ce que redoutent des grands patrons tels que Nonce Paolini, PDG de TF1 ou Nicolas de Tavernost, directeur de M6, qui préconisent une réglementation adaptée aux marchés numériques internationaux avec des acteurs aussi géants qu’Apple ou Amazon. Ils s’accordent également à réclamer le changement de l’actuelle législation limitant les grandes chaînes à un rôle purement financier et non productif, ce qui les pousserait, par des soucis de commodité, à acheter des programmes à l’étranger.

C’est donc autour du souci de protection de l’exception culturelle française que les Assises de l’audiovisuel vont s’articuler.

Des Assises à enjeux multiples

Si de nombreuses questions seront au centre de cette journée de débats et de discussions entre le gouvernement et les acteurs de l’audiovisuel, l’événement tentera principalement d’ébaucher des solutions quant au problème de financement, de modernisation et de protection de la télévision. En réunissant les principaux représentants des différents secteurs de l’audiovisuel, le ministère entend prendre en compte leurs doléances afin d’analyser les enjeux concrets de l’évolution du marché télévisuel tricolore.

Visuel: (c) portait officiel de la Ministre Aurélie Filippetti.

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Ines Zorgati

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