Politique culturelle
Nuit Blanche : Mais qui est Anne Rochat ?

Nuit Blanche : Mais qui est Anne Rochat ?

05 octobre 2014 | PAR Amelie Blaustein Niddam

La Nuit Blanche s’était hier soir, on vous en a parlé toute la nuit sur notre fil twitter, dès 8 heures du mat-exact, ici, en soirée là et maintenant, il est temps de se poser une question essentielle : qui est Anne Rochat ?
photo (2)

Le Marais devait se concentrer, à regret sur l’art vidéo à l’occasion d’un programme nommé « Les futurs composés » , et oh surprise, nous avons eu la chance de trouver, ou plutôt de retrouver le vivant qui avait quitté la Nuit Blanche depuis quatre ans. On croise un homme à la cloche dans la Cour des Archives qui attrape là un groupe devenu public en un instant dans une performance pur jus où l’interaction est totale et où scotchés nous attendons, suspendus au temps, de savoir si l’homme, Pierre Charpin et son F93, Mirages / SCULPTURE tintera ou pas, et quand ! Mais passons.

Nous voici face à la librairie de L’Institut Culturel Suisse. Nous nous arrêtons net devant une installation lunaire. Une jeune femme est là couchée debout, tuyautée de partout. Un peu loin un médecin anesthésiste bouquine. Ils sont là depuis 19h et il est déjà minuit. Elle dort, lui surveille. Elle s’appelle Anne Rochat et possède une aura digne des grands.
Il y a de la violence et du voyeurisme ici et on retrouve la jouissance ressentie quand nous avions découvert, à la fin d’une autre Nuit Blanche Eloise Fornieles en (faux) sang dansant jusqu’à plus soif.

Elle là, candidate à la mort, protégée du bruit et du mouvement par son sommeil de pacotile, alors que la foule passe et picole. Sur sa bio on apprend cela : « Née en 1982, Anne Rochat est diplômée de l’ECAL. Elle a obtenu une résidence à l’Institut suisse de Rome (2012-2013). En 2011-2012, elle été invitée durant plusieurs mois à Varanasi (Inde). Elle a fait de longs séjours en Asie et à Madagascar. Depuis 2009, elle enseigne la performance à la HEAD (Haute Ecole d’art et de Design) de Genève. Anne Rochat a obtenu plusieurs bourses renommées : Prix Kiefer Hablitzel, Bourse culturelle de la Fondation Leenaards, Swiss Awards, Art Basel. »

Et du point de vue artistique ? La fille touche à l’extrême. On sait maintenant qu’elle aime se mettre dans des bulles, dans le sens premier du terme comme ici :

Ou bien devenir intouchable en Pour Droits sans frontière en escaladant une bâche qu’elle massacre :

On en sait déjà plus et ce qui est sur, c’est que maintenant on va la surveiller pour vous.

Visuel : ABN

Nuit Blanche au musée Picasso et à l’Eglise Saint Etienne du Mont
[Critique] « Le temps de quelques jours » : immersion captivante parmi les sœurs d’un couvent cistercien
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture