Politique culturelle
Les périls du Théâtre de la Cité Internationale

Les périls du Théâtre de la Cité Internationale

28 octobre 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

En septembre 2014, Pascale Henrot quitte la direction du Théâtre de la Cité Internationale. Depuis exactement 415 jours, le lieu est sans direction.



Sur le site du Théâtre de la Cité Internationale un rappel des faits est donné : « Depuis septembre 2014, le Théâtre de la Cité internationale est sans direction, sans vision sur son avenir, depuis le départ de Pascale Henrot à la tête de l’ONDA.
De plus, la Fondation de la Cité Internationale Universitaire a annoncé son souhait de diminuer son soutien financier de près de 55 %. Une telle baisse de budgets irait à contresens des objectifs toujours actés dans le passé par les tutelles —dont la CiuP— pour soutenir et renforcer un théâtre unique dans le paysage culturel francilien, dont il faut au contraire maintenir et renforcer l’identité et l’envergure.
À ce jour, aucune décision n’a été prise quant au sort du Théâtre de la Cité, et de son équipe. Même si cette dernière, très impliquée, continue à faire vivre le lieu ! Cette période d’instabilité dure depuis trop longtemps ! ».

Plusieurs luttes ont été menées et pour l’instant elles ont toutes échouées faisant craindre un baisser de rideau définitif. Une pétition circule et peine à atteindre les 7 500 soutiens. Vous pouvez signer ici.

Récemment, le 12 octobre, Armelle Heliot reproduisait sur son blog Le grand théâtre du Monde une lettre que les anciennes directrices Nicole Gautier et Pascale Henrot ont envoyé aux tutelles (Madame la Ministre de la Culture, Madame la Ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Monsieur le Secrétaire d’Etat, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche). On peut lire leur manifeste désespéré : « Organisé autour de 3 salles, 1 bar, 15 studios musique, 5 ateliers d’artistes.
Dans un environnement particulier : un parc et des maisons, qui peuvent être investis le temps de festivals, rassemblant des étudiants/résidents de toutes nationalités accompagnant le projet le temps de leur présence, induisant une programmation largement internationale et avec une équipe très impliquée dans le projet.
Enfin il bénéficie d’une situation rive gauche, dans le sud parisien, où peu de théâtres sont présents et, pour avoir collaboré avec les villes de la banlieue sud, est bien placé pour s’intégrer dans le Grand Paris. »

A l’heure actuelle rien ne bouge, mais le théâtre continue d’exister tout même, notamment grâce au Festival d’Automne qui y programmera fin novembre Aurora de Sciaronni

Visuel : TCI

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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