Politique culturelle
L’egyptologie perd sa pharaonne

L’egyptologie perd sa pharaonne

27 juin 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

La nouvelle touche au delà de la discipline. Le monde historique et archéologique a perdu vendredi l’une de ses chercheuses les plus engagées. L’égyptologue française Christiane Desroches Noblecourt est décédée le 23 juin dernier à Sézanne à l’âge de 97 ans.

97 ans…prés d’un siècle pour celle qui en a visité deux. A 9 ans, elle se prend de passion pour la découverte du tombeau de Toutânkhamon, fraichement découvert par  Howard Carter , nous sommes en 1922. Seulement  quatorze  ans plus tard, elle soutient deux thèses brillante et entre naturellement comme chargée de mission au Louvre. Naturellement? Évidement au regard de ses diplômes, mais être une femme dans un monde d’hommes en 1936 tient de l’exploit. Elle sera la  première égyptologue.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle sera une résistante convaincue.

Christiane Desroches Noblecourt s’est fait connaitre du grand public  dans les années soixante à l’occasion  des fouilles et de la préservations des temples et sculptures de Nubie gravement menacés par l’augmentation du nouveau  barrage d’Assouan. Elle arrivera à mobiliser l’Unesco .  Philæ, Kalabcha, Ouadi es-Séboua, Dakké, Derr et d’autres sites sont déplacés, dont les plus médiatiques sont les temples d’Abou Simbel.

C’est elle, encore qui organisera à Paris, l’exposition « Toutankhamon » au Louvre, en 1967 à Paris, qui accueillera près d’1,3 million de visiteurs et participera au montage de  « Ramsès II » à Paris. Elle avait , grâce à des irradiations réussit à sauvegarder la momie de Ramsès II que les champignons avaient pris d’amitié.

Les réactions sont nombreuses depuis l’annonce de son décès. Nicolas Sarkozy a salué en elle  une « grande dame du Nil »

 

 

Eva Mendès : égérie d’Angel de Thierry Mugler
Dior Homme : un défilé encensé par les célébrités
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.


A propos

Toute La Culture : Comment choisir ?
Toute La Culture est un magazine d'information pluridisciplinaire et national. Il regarde notre societé par les yeux des tendances et de la culture. Fondé en 2009, il est reconnu comme journal en 2012 puis d' Information Politique et Générale (IPG), en 2017

L’objectif de Toute La Culture est véritablement de parler de TOUTE la culture : un film d’animation d’Europe de l’Est comme blockbuster américain à énorme budget, un récital lyrique comme un nouvel album de rap, la beauté et les tendances sont abordées d’un angle culturel et même les sorties en boîte de nuit et les nouveaux lieux à la mode sont dans nos pages. Enfin, les questions politiques d’actualités sont au coeur de nos articles : covid, #metoo, mémoire, histoire, justice, liberté, identité sont au cœur de nos réflexions à partir des spectacles et œuvres que nous voyons comme critiques. Non seulement nos rédacteurs se proposent être vos guides et de vous aider à choisir dans une offre culturelle large, à Paris, en France, en Europe, mais c’est parce que Toute la Culture brasse large que, dans ses quinze articles quotidiens, le magazine doit avoir un point de vue arrêté sur l’actualité. Et ce point de vue part du principe que l’angle culturel offre une grille de lecture unique et précieuse sur le monde dans lequel nous vivons.
Soyez libres… Cultivez-vous !

Soutenez Toute La Culture