Politique culturelle

L’Egypte entre révolution et restauration

L’Egypte entre révolution et restauration

08 février 2011 | PAR Floriane Gillette

Depuis le mardi 25 janvier, jour des premiers mouvements de colère, l’Égypte est plongée dans une crise politico-sociale sans précédent. Si pour la majorité de la population, manifester dans la rue est une grande première, certains pilleurs en profitent.

Vendredi 28 janvier, Le Caire, place Tahir,  la foule scande son mécontentement et ordonne au Président Hosni Moubarak de libérer le pouvoir. Depuis quelques jours les manifestants sont de plus en plus nombreux, et se serrent sur cette place qui accueille aussi le musée égyptien du Caire, réceptacle de trésors inestimables.

Or ce jour de contestation qui restera  gravé comme « le vendredi de la colère » a aussi vu la violence augmentée et des pilleurs arrivés. Plusieurs de ces individus sont parvenus à entrer dans le musée, résultats : 70 pièces ont été endommagées dont une statue de Toutankhamon et celle d’Akhénaton. Le secrétaire d’État aux antiquités,  Zahi Hawass confiait à l’AFP que « les pillards ont également tenté d’ouvrir un sarcophage en or, espérant sans doute y trouver des trésors, a-t-il ajouté, précisant qu’à cette occasion des squelettes avaient été endommagés ».

Le préjudice causé par ces pertes est indéniable. Mais il est important de ne pas faire l’amalgame entre une population qui exprime sa lassitude contre un pouvoir autoritaire et des individus mal intentionnés, qui profitent d’une situation socio-politique très critique. D’autant  plus que la foule avait réussi à arrêter les pillards avant qu’ils ne parviennent à s’enfuir. Ils ont ainsi pu être arrêtés. L’égyptologue Jean-Pierre Corteggiani, a d’ailleurs évoqué sur l’antenne de RTL l’éventuelle responsabilité du pouvoir dans ces pillages qui tenterait de discréditer les manifestants.

« Maintenant un important dispositif de sécurité surveille et protège le musée et la vallée des Rois, les pyramides, les synagogues, les monastères et les monuments islamiques », a ajouté Zahi Hawass.

 

 

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Floriane Gillette

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