Politique culturelle
Le portail européen de licences de musique Armonia, va-t-il enterrer la SACEM ?

Le portail européen de licences de musique Armonia, va-t-il enterrer la SACEM ?

05 décembre 2012 | PAR Tatiana Chadenat

Les sociétés de gestions de droits d’auteurs, Sacem (pour la France), la SGAE (pour l’Espagne), la SIAE (pour l’Italie) s’unissent pour créer Armonia, un portail de délivrance de licences de musique paneuropéennes. Ce guichet unique rassemble les droits des oeuvres gérées par ces trois sociétés. Concrètement, Armonia, de son joli surnom, facilite et accélère l’obtention de licences musicales aux entreprises partenaires. Dans cette lignée, la signature d’un accord entre ce géant de la musique et Google, permet à ses services musicaux d’accéder au plus large répertoire de musique au monde.

Les trois sociétés instigatrices, Sacem, SGAE et SIAE, sont gestionnaires de catalogues de musiques. Autrement dit, elles concèdent des licences à des entreprises et rétribuent leurs auteurs. Pour la première fois, elles fusionnent leur répertoire dans un seul et unique portail contenant 5,5 millions d’oeuvres européennes, asiatiques, orientales, africaines, et indiennes. Alors à quoi cela sert ? Cela facilite l’obtention de licences musicales autrefois fragmentées sur différents territoires et permet surtout aux services de musique en ligne de promouvoir de nouveaux modèles commerciaux innovants au bénéfice des consommateurs européens.

Le must c’est que Google a signé le 1er novembre un partenariat avec Armonia permettant à ses différents services – Google Play Music, Locker, VOD – d’accéder aux oeuvres du plus vaste répertoire de musique au monde. Sami Valkonen, responsable des licences musicales de Google, ajoute : « Nous sommes ravis d’avoir conclu un accord avec les sociétés Armonia. Les licences (…) importantes pour garantir que les artistes et les ayants droit seront rémunérés équitablement (…). Armonia est une évolution bienvenue dans la réforme en cours de la licence multi-territoriale en Europe, car elle contribue à simplifier et à accélérer le processus d’obtention de licences musicales, ce qui est crucial pour favoriser l’innovation rapide actuelle par les prestataires de services musicaux numériques« .

 

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Tatiana Chadenat

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