Politique culturelle
Le bloggeur Slim Amamou entre au gouvernement tunisien

Le bloggeur Slim Amamou entre au gouvernement tunisien

22 janvier 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

La révolution de jasmin a pris des allures de révolution 2.0. Les manifestations ont bien sur envahi la rue suite au suicide de Mohammed Bouaziz ,mais elles ont été relayées par les réseaux sociaux, notamment Facebook et les blogs politiques. Symbole fort, Slim Amamou, très actif sur Twitter, est depuis quelques heures Secrétaire d’État à la Jeunesse et aux Sports du gouvernement d’union nationale.

Slim Amanou a été la cible du gouvernement Ben Ali. Emprisonné, torturé pour avoir critiqué le régime sur internet dans le cadre de « l’opération Tunisia », désignant le moment où, dessinateurs, blogueurs , quelques heures après l’immolation de Mohamed Bouaziz ont pris la toile d’assaut , brisant le silence sur 23 ans de dictature. Cette cyberguerre a réussi à pirater plusieurs sites officiels du gouvernement tunisien, dont ceux du président, du Premier ministre, des ministères de l’Industrie ou des Affaires étrangères.

Slim Amamou continue de donner de l’information via son Twitter, on y apprend qu’il est en ce moment en « Pleine réunion ministérielle ». Les commentaires vont dans le sens d’une augmentation de l’utilisation des réseaux sociaux « , on pouvait lire dans un message  » @404samiTunis je fais ce que je peux. je vais essayer de former les autres membres du gouvernement a Twitter ».

Dans une interview donnée à TV5 Monde , le nouveau secrétaire d’État revient sur la toute nouvelle liberté d’expression fraichement retrouvée. Lucide, Slim Amamou affirme  » . Beaucoup de sites sont à nouveau accessibles, quelques uns restent encore censurés :  les sites pornographiques bien sûr, mais ça ce sera dur à changer ; certaines pages Facebook ; l’envoi de mails via des serveurs externes à la Tunisie. Je pense que ça va être réglé et en tous cas j’essayerais de suivre cela au sein du gouvernement. Je suis bien sûr prêt à faire certaines concessions – comme porter un costume et une cravate – mais je ne resterais pas à mon poste si la liberté du net n’est pas totale. »

 

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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