Politique culturelle
Jean-Jacques Aillagon se confie sur son homosexualité

Jean-Jacques Aillagon se confie sur son homosexualité

20 janvier 2013 | PAR Marie Pichereau

Avec l’actuel débat sur le mariage pour tous, les politiques choisissent leurs camps et certains n’hésitent plus à parler ouvertement de leurs propres vécues. Récemment Jean-Jacques Aillagon se livrait dans une interview très intime accordée au Nouvel Observateur.

Jean-Jacques Aillagon, est un haut fonctionnaire et homme politique français. Proche du couple de Bernadette et Jacques Chirac, il occupera plusieurs directions culturelles à la Mairie de Paris, pour ensuite accéder au titre de Président du Centre Georges Pompidou en 1996. Il abandonnera ses fonctions dans les années 2000, pour devenir ministre de la Culture et de la Communication sous le gouvernement Chirac. Après avoir quitté son poste de ministre il sera nommé quelques années plus tard, Président public du château, du musée et du domaine national de Versailles. Il assurera cette fonction jusqu’en septembre 2011. Outre l’homme politique, Jean-Jacques Aillagon est aussi connu pour défendre la communauté homosexuelle dont il fait partie. ( Il a publié avec 3000 signataires un manifeste en faveur du mariage homosexuel dans le Nouvel Observateur). C’est dans cette même publication, la semaine dernière, que l’ancien ministre s’est confié sur son orientation sexuelle tardive. Une période douloureuse où l’homosexualité était encore considéré comme une maladie.

Il explique que « comme beaucoup d’homos de [sa] génération , j’ai voulu d’abord [se] conformer à un modèle social », «Je me suis marié, j’ai eu deux enfants. Et puis, dans les années 70, je me suis affranchi de ce carcan, mon épouse m’a d’ailleurs beaucoup aidé, c’est elle qui a eu le courage de partir, elle m’a affranchi. ».
Il poursuit en confiant qu’à cette époque il avait été traité médicalement pour son homosexualité : « A l’époque, l’homosexualité, c’était une maladie. J’ai suivi des traitements hormonaux, même des cures de sommeil : les médecins pensaient que l’homosexualité était une forme de dépression nerveuse. Et puis j’ai réalisé que je n’avais pas de problème de santé, j’étais homosexuel, voilà tout. Ensuite, je me suis assumé, dans les années 80, j’ai vécu avec mon compagnon, officiellement, je ne me cachais pas. »

Visuels: (c) Yael Hirsch

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Marie Pichereau

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