Politique culturelle
Forces Vives : le renouveau de la culture bordelaise

Forces Vives : le renouveau de la culture bordelaise

03 novembre 2020 | PAR La Rédaction

Le collectif Forces Vives est une initiative citoyenne pour les arts et la culture qui a vu le jour à la fin du mois de septembre 2020. Ils sont à l’origine de la publication d’un manifeste début octobre, regroupant 275 signataires, qui souhaite réunir les différents acteurs de la culture bordelaise pour intervenir dans la politique culturelle de la municipalité. Une dynamique culturelle qui se prépare à passer l’épreuve du nouveau confinement. 

Par Vincent Tessier, étudiant à l’EFJ Bordeaux*

« Participer à la redéfinition du secteur culturel bordelais et de sa métropole. » Telle est la volonté de Clément Lejeune, coordinateur du collectif Forces Vives et président de la FIMEB (Fédération Inter-associative des Musiques Electroniques de Bordeaux). « La démarche est avant tout collective » souligne-t-il, mettant en avant la diversité des signataires du manifeste, véritable point de départ du mouvement initié depuis un mois.
Laurent Bigarella, rédacteur en chef du média culturel en ligne Le Type, a été l’un des premiers à relayer le manifeste et à apporter son soutien à Forces Vives. « La bonne synergie entre les acteurs pour crédibiliser leurs revendications auprès des politiques » est capitale selon lui pour donner du crédit à cette action. La priorité principale du collectif est « la coopération entre acteurs sur des thématiques essentielles pour structurer le secteur culturel local » complète Clément Lejeune.

Création de groupes de travail

Pour mettre au point des solutions et des propositions, l’idée de Forces Vives consiste à constituer des groupes de travail abordant des sujets précis tels que « les lieux d’art et de culture » mais également « les soutiens à la création ». L’objectif est que chaque acteur culturel de la métropole qui le souhaite puisse contribuer et prendre part aux décisions. Pour l’heure, « les groupes de travail sont en train d’être lancés » précise le coordinateur du collectif. « Le mouvement est récent, la mise en place demande du temps » ajoute-t-il. À la suite des annonces du gouvernement et l’instauration d’un nouveau confinement, « les réunions prévues en présentiel se feront par visioconférence » précise Clément Lejeune. Les différents animateurs des groupes de travail, qui devaient se réunir début décembre pour « une première mise en commun des réflexions », risquent de devoir repousser cette échéance en raison de ces nouvelles contraintes.

« Rétablir la confiance et le dialogue »

Le mouvement se démarque de l’agenda politique, qui prévoit un Forum des acteurs culturels au début de l’année 2021, promis par le nouveau maire Pierre Hurmic durant sa campagne électorale. Le collectif souhaite « engager des discussions en amont » avec l’équipe municipale en charge de la culture notamment sur la nature de ce forum et sur les points qui seront évoqués. « Ce sera l’opportunité de souligner que la culture n’a jamais été placée au cœur des priorités », insiste le rédacteur du Type Laurent Bigarella.

Une réalité que le maire bordelais souhaite modifier comme en témoigne son programme de campagne en termes de culture. En effet, la volonté de la nouvelle équipe municipale et les initiatives proposées par le collectif se rejoignent sur un certain nombre de points. La métropole aspire notamment à « mettre les acteurs locaux au cœur des politiques culturelles de la ville », principale ambition de Forces Vives. L’objectif affiché par la ville est de travailler main dans la main avec les acteurs culturels bordelais et de « rétablir la confiance et le dialogue ». Reste à savoir si les différentes parties vont parvenir à trouver des compromis et se mettre d’accord dans ce contexte de reconfinement national qui met de nouveau à mal le monde de la culture.

Visuel : Logo du collectif Forces Vives créé fin septembre. © Guillaume Ruiz

* Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat entre l’École du Nouveau Journalisme de Bordeaux (EFJ) et Toute la Culture, à la suite d’un atelier de journalisme culturel.

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