Politique culturelle
Donald Trump, l’homme qui fait fuir les médias

Donald Trump, l’homme qui fait fuir les médias

20 juillet 2015 | PAR Elodie Schwartz

Le candidat à la présidentielle américaine enchaîne les boulettes : propos racistes, ego-surdimensionné, misogynie, blasphème… Portrait de Donald Trump, le milliardaire qui ne fait pas que des affaires…

Pour Donald John Trump, la vie n’est qu’une succession de chalenges. A 13 ans, il intègre une école militaire pour canaliser son énergie et acquiert une rigueur, sans laquelle il n’aurait certainement pas pu se construire un tel parcours de vie. Après des études d’économie à l’université Fordham, il rejoint l’entreprise de son père, son mentor, et devient le redoutable homme d’affaires que l’on connaît aujourd’hui. Agissant dans le domaine immobilier, Donald Trump est à l’origine de nombreux buildings portant son nom. Mais désireux d’en avoir toujours plus, il se lance dans la politique, après un premier échec en 1996. En effet, Donald Trump, annonce le 16 juin 2015, qu’il souhaite succéder à Barack Obama et se présente à la présidentielle américaine à l’âge de 69 ans. Un choix que le candidat républicain et nouveau compagnon de Marlena Knauss assume totalement.

Seulement voilà, depuis son annonce à l’investiture républicaine, la presse américaine se demande si la candidature de Donald Trump, connu pour son excentricité, doit-être prise au sérieux. Son discours, prononcé depuis la Trump Tower de New Tork était selon L’Obs « plein d’erreurs et regorgé de moqueries ». Les Américains mais aussi la presse, pourtant habitués aux sorties outrancières de Donald Trump, semblent cette fois en avoir assez de l’homme d’affaires, célèbre pour son mépris des « losers ». Après des propos racistes envers les Noirs et les Hispaniques en 2013, des tweets avec des soldats nazis, des propos misogynes envers Hilary Clinton en avril 2015, l’annonce de vouloir construire un mur de 3000 km de long entre le Mexique et les USA car les Mexicains sont des « violeurs » et des « délinquants » puis sa remise en cause, samedi 18 juillet, du statut de héros de John McCain, Donald Trump agace et son rapport aux médias se fait de plus en plus difficile.

Donald Trump, l’oncle Picsou

Comme le révèle le site Télérama, 200 000 internautes ont par exemple signé une pétition pour que NBC retire de son programme The Celebrity Apprentice, l’émission que Donald Trump anime depuis plus de dix ans. La pression a fonctionné et le groupe a finit par annoncer l’annulation du programme. Du côté des médias de divertissement latinos, les réactions ont été tout aussi vives. Univision, le plus large groupe latino-américain a « annulé la diffusion de Miss États-Unis et Miss Univers, programmes appartenant à la société de Donald Trump ». Celui-ci a décidé en retour de poursuivre en justice le groupe pour rupture de contrat, estimant qu’il s’agissait d’une décision politique qui portait atteinte à sa liberté d’expression. Enfin, Ora TV, groupe appartenant à Carlos Slim, ne poursuivra pas non plus leur projet commun de produire des programmes. Son président a déclaré que « travailler avec une personne si étroite d’esprit ne fonctionnera pas. Les commentaires de Donald Trump sont racistes. » « Raciste, misogyne et complotiste » c’est d’ailleurs les mots qu’emploie L’Obs pour définir Donald Trump.

Star de la télé-réalité, habitué des revues people (marié trois fois et père de cinq enfants : Ivanka, Donald Trmp Jr., Eric, Tiffany et Barron) et du luxe tapageur, Donald Trump, ainsi que sa stratégie de tirer dans toutes les directions, déplaisent mais plaisent aussi. Si certains médias ont en effet choisi de s’éloigner de lui, les intentions de vote pour le candidat ont toutefois augmenté. Selon un sondage CNN/ORCDonald Trump en tête de la course à l’investiture, devant Jeb Bush avec respectivement 18 % et 17 % des intentions de vote. Loin de renier ses propos, il les a même réitérés sur CNN : « Les États-Unis sont dirigés par des gens stupides, par des leaders faibles. Nous les prenons (ces immigrés), parce que les autres pays n’en veulent pas. Nous sommes un dépotoir ».

Visuel : © Wikipédia

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Elodie Schwartz

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