Politique culturelle
AI WEIWEI privé de jouets par LEGO®

AI WEIWEI privé de jouets par LEGO®

26 octobre 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le plasticien chinois, qui a connu les geôles du régime et les interdictions de circuler jouit depuis juillet d’une liberté totale. Il dépose ses oeuvres monumentales, ayant toutes comme but la contestation d’une Chine dictatoriale. Dernière affaire en date, celle des Legos.

Alors que sa sculpture Forever composée d’une montagne de roues de bicyclettes est actuellement exposée au 104, il voit un nouveau projet se fermer. La marque danoise de jouets LEGO®  a refusé d’honorer sa commande passée en septembre. Depuis, il publie sur son compte instagram des photos des célèbres briques dans des conditions fort décalées. C’est dans une cuvette de WC qu’on les retrouve auréolées de la mention : » »Everything is awesome « 

LEGO® ne souhaite pas accepter car rapporte Libération, la marque souhaite éviter de « s’impliquer ou de soutenir l’utilisation des LEGO®  dans des projets politiques ».

Depuis, les réseaux sociaux s’enflamment d’une jolie braise puisque les dons de légos sont légion. Un hashtag est né « #legosforweiwei » rassemble les manifestations de soutien :

En 2011, Ai Weiwei avait été emprisonné 81 jours en Chine sans aucune raison officielle et était maintenu à l’isolement. Une détention qui avait soulevé une vague d’indignation internationale. En Occident, ses sympathisants avaient en effet appelé les gouvernements à faire du lobby auprès de la Chine pour qu’elle lui rende son passeport. Le dissident n’avait pas pu donner des cours prévus ou participer à des expositions en Allemagne, aux États-Unis et en Angleterre. La justice l’avait ensuite accusé d’évasion fiscale et condamné à verser 2,4 millions de dollars. Selon l’artiste, cette accusation était liée à ses critiques contre le gouvernement, mais il l’a toujours rejetée. En novembre 2013, Ai Weiwei avait commencé à protester contre son interdiction de voyager en déposant chaque jour des fleurs dans le panier d’une bicyclette devant son studio et domicile de Pékin. Mercredi, date à laquelle son passeport lui a été remis, cela faisait 600 jours.

Visuel : Compte Instagram Ai Weiwei

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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