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Pierre Gaffié et les étudiants de l’ICART nous parlent du nouveau prix des Regards de l’ICART

Pierre Gaffié et les étudiants de l’ICART nous parlent du nouveau prix des Regards de l’ICART

17 décembre 2018 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Réalisateur, journaliste, figure phare de Nulle Part Ailleurs, Pierre Gaffié est également enseignant à l’ICART. Avec ses étudiants, il organise un prix, forcément de cinéma, les Regards de l’ICART. Nous avons rencontré le prof et ses élèves qui nous ont parlé de cette belle première en ce lundi très particulier…

 Quel est le lien, historique, entre l’ICART et le cinéma ?

Le lien est très étroit puisque Georges Huisman, le créateur du festival de Cannes, n’est autre que le père de Denis Huisman, qui a créé l’ICART en 1963.

Par ailleurs, chaque année, des étudiant(e)s de l’école vont à Cannes, en stage, et très rapidement après, dans le cadre de leurs vies professionnelles.

Bien sûr, beaucoup d’étudiants de l’ICART font également des stages dans des institutions cinéma reconnues (distributeurs, producteurs, ou festivals comme le « Champs Elysées Film Festival »)

Une anecdote : il y a 3 ans, une étudiante, Fanny, qui faisait son mémoire de 5ème année sur le cinéma, me contacte pour approfondir quelques points de son travail. En raccrochant, elle me dite : « Je suis obligé de vous laisser, je dois aller accueillir Scarlett Johansonn à Roissy pour sa tournée promotionnelle ! ». C’est donc que le distributeur du film avait vraiment confiance dans notre étudiante :)

« Les regards de l’ICART » est une première. Quelle est la spécificité de ce prix ?

Les Regards de L’ICART est un Prix de courts-métrages organisé par les étudiants de L’ICART, l’école du management de la culture et du marché de l’art, dont l’objectif est de promouvoir les créations des jeunes cinéastes, qu’ils soient étudiants, amateurs ou professionnels. Nous souhaitons à la fois encourager et soutenir la création artistique mais surtout servir de tremplin à ces jeunes talents qui souhaitent débuter leur carrière professionnelle dans le milieu du cinéma. Notre volonté est de mettre en lumière les œuvres qui apporteront un nouveau regard au cinéma.

Quel est le rôle des étudiants de l’école dans l’organisation du prix ?

Nous assurons toutes les étapes de l’organisation du Prix, depuis sa création jusqu’à sa réalisation. Nous définissons ensemble la ligne artistique que nous voulons suivre pour le prix et nous nous répartissons les rôles, cela va de l’élaboration du plan de communication à la recherche de partenaires. Par exemple, nous nous chargeons de rencontrer les professionnels du cinéma qui constitueront le Jury. Bien sûr, nous bénéficions de l’accompagnement de l’école et de Pierre Gaffié, notre professeur.

Pierre Gaffié, quelle est votre fonction dans ces Regards ?

Ma fonction, en tant qu’enseignant, est de créer des synergies entre les étudiants. Nous formons des pôles (production, communication, candidats-réalisateurs, jury), et nous avançons de concert. Et nous mettons à profit, ce que nous faisons par ailleurs en cours, pour donner une vraie dimension artistique au prix. Un concours de courts-métrages, surtout dans une ville aux propositions artistiques aussi vastes que Paris, est un vrai défi. Je compare ça à une ligne de métro ou de RER. Le prix « Les regards de l’Icart » part d’une station pour aller à l’autre bout de la ligne (Terminus le 18 Mars, au cinéma « L’Archipel », pour connaître les vainqueurs). Mais entre temps, il y a beaucoup de correspondances, de pauses, et de wagons à attacher !

En tant que journaliste (j’ai notamment travaillé aux côtés de Philippe Gildas dans « Nulle Part ailleurs »), je sensibilise les étudiants au « rendu » final de l’événement (appel à films, choix des jurés, remise des prix) pour qu’ils et elles aient une démarche quasi éditoriale. Que ça ne parte pas dans tous les sens, même si bien sûr, les imprévus sont souvent porteurs…

Et en tant que réalisateur de fiction, je fais en sorte que les étudiants se mettent à la place des … Réalisateurs ! Comment ces derniers aimeraient-ils être considérés, accueillis, évalués, par toute notre équipe ? Il faut que ces talents (de 18 au 30 ans) se sentent pris en charge et fiers de leurs récompenses…

Que gagne-t-on à concourir ?

Cette première édition représente une formidable opportunité pour les jeunes réalisateurs de partager leur regard sur le monde à travers leur court-métrage mais aussi de rencontrer des professionnels du cinéma. Cinq Prix seront décernés dont celui du Meilleur Court-métrage qui se verra offrir une récompense de 1.500 €. Tous les nominés pourront bénéficier de la notoriété de notre Prix et auront l’occasion de développer leur réseau.

Que se passe-t-il aujourd’hui lundi 17 décembre ?

Aujourd’hui nous lançons un nouvel appel à films mais cette fois pour les courts-métrages documentaires. En effet, suite à notre décision de créer un cinquième Prix spécial documentaire, nous voulons donner la chance aux réalisateurs qui n’auraient pas eu le temps de candidater de pouvoir le faire. Nous souhaitons encourager et valoriser ce genre cinématographique qui fut à l’origine du cinéma et qui reste aujourd’hui une référence en matière de création esthétique et narrative mais aussi en matière de réflexion sur le monde. L’appel à films se termine pour Noël, le 25 décembre 2018.

Et ensuite ? Quels sont les rendez vous de 2019 ?

Après la clôture des candidatures, nous annoncerons les films en sélection officielle le 20 janvier 2019. Les Lauréats seront récompensés lors d’une soirée exceptionnelle en présence du Jury. Cette soirée aura lieu le 18 mars 2019 dans le cinéma indépendant parisien L’Archipel, connu pour sa programmation de films Art et Essai.

Visuel : Logo Regards de l’ICART ©ICART

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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