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Oksana Chatchko, cofondatrice du groupe des Femen s’est donné la mort à Paris

Oksana Chatchko, cofondatrice du groupe des Femen s’est donné la mort à Paris

24 juillet 2018 | PAR Solene Paillot

Oksana Chatchko, cofondatrice du groupe féministe Femen, a été retrouvée morte dans son domicile à Paris lundi 23 juillet.

 

La cause féministe vient de perdre une de ses figures. Oksana Chatchko avait lancé le mouvement Femen en 2008 à Kiev, en Ukraine, avec deux autres militantes : Anna Hutsol et Inna Chevtchenko. À l’âge de 31 ans, elle s’est suicidée dans son appartement à Paris. »Oksana a été retrouvée hier à Paris dans son appartement. Elle s’est suicidée », a précisé Inna Chevtchenko, leader du mouvement à l’AFP. Sa mort a ensuite été confirmée sur facebook par Anna Goutsol, autre cofondatrice : « Oksana Chatchko nous a quittés. Avec ses proches et sa famille, nous sommes en deuil et nous attendons la version officielle de la police. Pour le moment, ce que nous savons, c’est que (…) le corps d’Oksana a été retrouvé dans son appartement à Paris. Selon ses amis, elle a laissé une lettre de suicide.« 

Née en 1987 en Ukraine, dans la ville de Khmelnitski, dans l’est, Oksana Chatchko s’intéresse très jeune au dessin et rentre à l’âge de 8 ans dans une école spécialisée. Également passionnée par les icônes religieuses orthodoxes elle en découvrira très vite les zones d’ombres et commence à s’intéresser au militantisme. Elle participe dès 2008 aux premières actions des Femen qui viennent porter au cœur de l’actualité le combat de la cause des femmes, la lutte contre le pouvoir et le patriarcat en Europe et partout ailleurs. En 2013, Oksana Chatchko s’exile en France puis quitte l’organisation des Femen pour s’adonner à sa première passion, l’art.Celle qui avait intégré les Beaux-Arts de Paris l’an passé détournait les représentations traditionnelles religieuses et était selon le commissaire d’exposition Azad Asifovich cité par Libération « une vraie artiste, qui maîtrisait des techniques très particulières»

Crédit photo : ©wikipedia

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Solene Paillot

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