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Nouvelle révélation chez Sony Pictures: le « Projet Goliath »

Nouvelle révélation chez Sony Pictures: le « Projet Goliath »

19 décembre 2014 | PAR Nina Farge

Le hackage des fichiers de Sony Pictures est un triste feuilleton qui défraie la chronique depuis plus de trois semaines. Après la divulgation de données hautement confidentielles et de bribes de conversations compromettantes; Sony Pictures a cédé au chantage en annonçant l’annulation de la sortie du controversé The Interview. Les retombées néfastes de l’opération continuent cependant à se faire sentir: dernière révélation en date, celle d’un mystérieux « Projet Goliath » qui opposerait les géants du cinéma américain à Google, colosse du web.

Les scandales et révélations s’enchaînent sans fin dans cette opération dévastatrice tant pour les finances que pour l’image de la célèbre firme américaine. Le 24 novembre dernier, les employés de Sony Pictures, filiale cinématographique du géant de l’audiovisuel, découvraient un inquiétant message sur leurs postes informatiques. Visée par une gigantesque opération de piratage, la firme était explicitement menacée de voir ses fichiers confidentiels publiés par une équipe anonyme se revendiquant « Gardiens de la Paix ». Et les persécuteurs n’ont pas tardé à démontrer leur pouvoir, selon un plan d’action bien rôdé et très loin de l’amateurisme: après les données personnelles des employés et stars travaillant avec Sony Pictures, des bribes de courriels compromettants ont ainsi été publiés.

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Capture d'écran du message de chantage adressé à Sony Pictures (The Verge)
Capture d’écran du message de chantage adressé à Sony Pictures (The Verge)

En cause dans cette cyber-attaque, le film The Interview de James Franco et Seth Rogen, proposant une parodie du régime nord-coréen. Mais qui sont ces mystérieux « Gardiens de la paix »? Bien qu’aucun élément ne soit rigoureusement probant, les soupçons se tournent immanquablement vers Pyongyang, déjà impliqué auparavant dans de semblables opérations en Corée du Sud. Terriblement éprouvée par cette machine à scandales sans cesse alimentée, Sony Pictures a du céder au chantage en renonçant à la sortie du film, après que plusieurs réseaux de salles américaines eurent appréhendé des attaques physiques. Les souvenirs traumatiques de la fusillade d’Aurora en 2012 planent encore…

Bande-annonce du film The Interview de James Franco et Seth Rogen

Les révélations continuent néanmoins à s’enchaîner: dernière en date, celle d’un mystérieux « Projet Goliath » qui opposerait Sony Pictures, Universal, Sony, Fox, Paramount, Warner Bros., Disney et la MPAA à Google. Les géants du cinéma américain ont en effet des pieds d’argile face au colosse du web: les sites pirates, référencés par ce dernier, permettent comme chacun le sait de contourner les circuits payants en profitant sans frais des efforts de production des studios. On apprend ainsi grâce aux fichiers publiés qu’un budget commun de près de 600 000 dollars par an a été alloué afin de réunir les preuves de l’implication (directe ou par omission) de Google/Goliath (70 000 dollars/an), et de rendre les avocats favorables à leur cause (500 000 dollars/an). Une affaire qui pourrait changer drastiquement la donne en contraignant Google à revoir ses algorithmes… et dont la stratégie pluriannuelle est portée au grand jour.

Dans cette vaste opération de piratage où les révélations sont des armes de censure, les débats n’ont pas fini de s’enflammer!

Visuels: Logo Google

Capture d’écran du message de chantage adressé à Sony Pictures (The Verge)

Bande-annonce de The Interview de James Franco et Seth Rogen

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Nina Farge
Étudiante en deuxième année de master "Administration de la musique et des arts du spectacle vivant" à l'université d'Evry, licenciée en "Lettres et Arts"; je me passionne depuis toujours pour la culture, et plus particulièrement pour la danse.

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