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Yann Barthès, plus fort qu’Antoine de Caunes

Yann Barthès, plus fort qu’Antoine de Caunes

13 mars 2015 | PAR Simon Théodore

Le Petit Journal, émission diffusée et présentée par Yann Barthès depuis 2004, est devenu plus fort que son ainé, Le Grand Journal. Ayant rassemblée plus de 2,5 millions de téléspectateurs avec la venue de Jean Jacques Goldman le 4 mars dernier, à la suite de la polémique des Enfoirés, son audience ne cesse de progresser.

D’abord chronique de l’émission de Michel Denisot, Le Petit Journal a su s’imposer comme émission à part entière. Commençant au moment où les deux grands journaux télévisés de TF1 et France 2 proposent des sujets moins importants, ce programme mêlant information et dérision bénéficie d’une tranche horaire idéale pour attirer le public avant les programmes de première partie de soirée. Comme le souligne Philippe Bailly, président de NPA Conseil, au journal le Figaro « il bénéficie d’une programmation idéale entre 20h25 et 20h50, au moment où les sujets des JT sont moins forts et les couloirs de publicité se multiplient ».

Dernière émission en clair de la soirée, elle applique la bonne recette pour s’assurer une audience certaine et capter son public. Cette émission, à double face, mélange le reportage de terrain et les parodies d’actualités créant le buzz. Grâce à son reporter Martin Weill, le public découvre des sujets graves dans des terrains hostiles comme la Syrie. À l’inverse, les deux travestis Catherine et Liliane, interprétées Alex Lutz et Bruno Sanchez, parodient les buzz du moment. Preuve de son audience et de son influence dans le paysage audiovisuel français, l’émission, produite par Laurent Bon et Yann Barthès, est devenue, à l’instar de Christiane Taubira, une véritable plate forme d’expression pour les politiques.

D’une durée trois fois inférieure à l’émission d’Antoine de Caunes, l’audience du Petit Journal a dépassé celle de son aîné. C’est aussi cela qui fait la réussite de l’émission. À l’heure où les podcasts règnent sur le terrain de l’humour et où les choses doivent aller vite, voire très vite, Yann Barthès applique un rythme insatiable. Usant du comique de répétition, intercalant des sketchs courts, des plans séquences enchaînés de politiques autour d’un même mot et dévoilant les coulisses des institutions, la réalisation a tout pour plaire au public cherchant autant à s’informer qu’à se divertir. Changement de rythme et changement de ton sont les deux clés de cette réussite.

Visuel : Logo de l’émission Le Petit Journal

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Simon Théodore

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