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Reporters sans Frontières : un doigt à la liberté d’expression

Reporters sans Frontières : un doigt à la liberté d’expression

03 mai 2013 | PAR Yohann Marchand

En cette journée mondiale du droit de la presse, Reporters sans Frontières publie son classement mondial des pays suivant leur respect à la liberté d’expression. Le bilan est alarmant. 2012 est l’année la plus meurtrière depuis 10 ans.

Pour la troisième année consécutive, ce sont trois pays européens qui se distinguent comme les plus respectueux : la Finlande, les Pays-Bas et la Norvège. Le Turkménistan, la Corée du Nord, et l’Érythrée, entachent quant à eux la fin de classement. La France se classe à la 37ème place.

RSF livre aussi la liste de 39 prédateurs : chef d’État, extrémistes, groupes terroristes… qui constituent des menaces au droit à l’information. « Ces prédateurs sont responsables des pires exactions contre les médias et leurs représentants. Leurs actions sont de plus en plus efficaces : 2012 a été une année historiquement violente pour les acteurs de l’information, avec un nombre record de journalistes tués”, alarme Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.
Des prédateurs qui sont mis en scène sur la nouvelle campagne publicitaire de RSF. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le leader nord-coréen Kim jong Un, le président syrien Bachar Al-Assad, le président russe Vladimir Poutine et le nouveau président chinois, Xi Jinping sont représentés en faisant un bras d’honneur à la liberté d’expression. Un geste radical, accentué par le dédain dont ils font preuve en souriant.
Des caricatures volontairement provocantes, se défend Christophe Deloire : “La Journée mondiale de la liberté de la presse doit être l’occasion de rendre hommage à tous les journalistes, professionnels et amateurs, qui payent leur engagement de leur vie, leur intégrité physique ou leur liberté, et de dénoncer l’impunité dont bénéficient ces prédateurs.”
En 2012, Reporter sans Frontières a dénombré 90 journalistes tués et 48 blogueurs.

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