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Ménie Gregoire est partie confesser les anges

Ménie Gregoire est partie confesser les anges

19 août 2014 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Elle fut la pionnière et son nom reste synonyme de liberté. La première à avoir oser libérer la parole à la radio s’appelait Marie Laurentin nom de scène radiophonique Ménie Gregoire. Elle vient d’éteindre le poste à 95 ans.

Ménie Gregoire a installé un « micro confessionnal » à l’antenne d’Allô Menie puis de Responsabilité sexuelle, entre 1967 et 1982. En 1976, Paul Giannoli la convoque dans l’émission L’homme en question où un invité était attaqué ou défendu. C’est dire le statut d’icône qu’avait atteint la star de la radio.

« Ménie Gregoire répond à vos appels téléphoniques ». Elle, née en 1919, sœur d’un ecclésiastique et théologien a fait la révolution. Taxée de tous les maux, elle a osée, dans la France d’avant 68, autoriser les gens à parler de l’intime sans tabou. « il n’y avait pas de corps, on ne pouvait sanctionner personne, donc on pouvait tout dire, comme si on était dans un confessionnal ou sur le divan du psychanalyste », dira-t-elle dans un reportage qui lui était consacré.

Elle fut également auteure, notamment en 1965 du Le métier de femme chez Plon, premier d’une série de 23 publications.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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