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Libération : la déflagration

Libération : la déflagration

19 septembre 2014 | PAR Megane Mahieu

Lundi 15 septembre, un raz-de-marée s’est annoncé chez Libé : le journal historique, en crise, subira une perte de 93 postes.

Les licenciements annoncés chez Libération s’inscrivent dans la crise du secteur de la presse, mais aussi dans une volonté de renouvellement drastique.
Parmi ces 93 postes qui seront supprimés : 81 CDI et 12 CDD non reconduits dont un effectif de 180 journalistes.

Ces pertes regrettables ne sont pas, selon les dires du directeur de la rédaction Laurent Joffrin, quelque chose de propre à Libé : « La crise de la presse, qui frappe cruellement les quotidiens, nous oblige à adapter nos effectifs, comme le font beaucoup de journaux en France et dans le monde », indique-t’il.

Libé, qui ne fait même pas partie des dix quotidiens les plus connus en France, a été au bord de la faillite en juillet et fut sauvé in extremis par ses actionnaires (notamment Patrick Drahi, propriétaire de Numéricable) à hauteur du 18 millions d’euros. Le navire n’a pas échoué, mais a subit de sévères dommages.

Depuis août et jusque fin novembre, un plan de départ volontaire a été mis en route dans l’espoir de voir partir certains salariés. A ce plan se joint une clause de cession ouvert en juillet pendant le « sauvetage » de Libé et permettant aux salariés de négocier leurs départs. 

Ces licenciements font donc évidemment partie d’une stratégie plus globale qui tente de remettre à flot Libé. Plusieurs changements sont à prévoir : en plus d’une nouvelle formule papier applicable au premier semestre 2015, la révolution numérique de liberation.fr sera au cœur du projet. Il s’agit de rendre plus attractif le quotidien par une rédaction web / papier unifiée. Ainsi 130 journalistes travailleront sur tous les supports. De plus, tous les contenus deviendront payants à partir d’un certain nombre d’articles lus. Enfin, des activités nouvelles devraient voir le jour, avec notamment des suppléments et une transformation du magazine mensuelle de Libé « Next ».

Un mal pour un bien ? C’est toujours la question qui se pose vis-à-vis des licenciements. Le Syndicat National des Journalistes a tranché dans un communiqué en parlant d’un « Big Bang meurtrier ».

Visuels : ©capture d’écran.

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