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L’importance des réseaux sociaux depuis le 13 Novembre

L’importance des réseaux sociaux depuis le 13 Novembre

24 novembre 2015 | PAR Clémence Charrier

Dans ce climat d’état d’urgence, les rassemblements sont interdits partout en France. Pourtant, en témoignent les diverses réactions sur les réseaux sociaux et dans les médias, la majorité de la population éprouve l’envie, le besoin de se recueillir. Comment ces hommages ont-ils pu être rendus, dans une telle situation ?

Alors qu’après les événements de janvier 2015, le rassemblement spontané du dimanche 11 avait été suivi en masse, affichant un nombre particulièrement impressionnant de participants, la situation d’aujourd’hui ne le permet pas. Toutes les manifestations sont interdites par mesure de sécurité, et si quelques hommages comme celui de la minute de silence du lundi 16 devant le Bataclan ont rassemblé plusieurs centaines de personnes, et qu’un nombre incroyable de fleurs et de bougies a été déposé devant les lieux des attaques, on est loin d’une traduction physique représentative du chagrin des français. Alors, les gens ont décidé de s’exprimer autrement : via les réseaux sociaux. La révolution numérique a cela de bon qu’elle permet parfois une mobilisation absolument sidérante des populations, et ce, de façon extrêmement positive. La rapidité de la diffusion des messages permet à des phénomènes de prendre beaucoup d’ampleur, et ce fût (c’est encore) le cas pour les événements de ces derniers jours. Aider et se recueillir, les deux mots d’ordre de ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

Le premier réflexe : aider autant qu’on le peut

Lors de la soirée du vendredi, plusieurs hashtags en lien avec les attaques sont apparus sur twitter, dont un #PorteOuverte, qui a s’est vu relayer par de très nombreux utilisateurs habitant à Paris, qui proposaient d’accueillir chez eux les personnes étant dans le secteur, ou qui ne pouvaient plus se déplacer dans la capitale. Les jours d’après, nous avons tous entendu parler du don du sang, dont la nécessité a été clamée de très nombreuses fois sur les réseaux sociaux, incitant chacun à faire ce geste pour s’assurer que les blessés puissent bénéficier des meilleures conditions possibles pour être soignés. A quelques jours des attentats, alors que les victimes sont identifiées, les internautes se mobilisent via des cagnottes Leetchi pour aider chaque famille à financer les enterrements, aux prix toujours élevés. Une aide immense, quand on sait la difficulté que représente le fait d’avoir à se soucier des problèmes d’argent pendant une telle période de chagrin. Si les gens ne pouvaient que très peu aider directement les victimes, se rendre sur les lieux, internet a largement contribué à ce que tout un chacun puisse faire un geste pour les victimes. Et l’effet boule de neige a fait le reste, transformant ces actions individuelles en de véritable soutiens concrets, en témoigne la réaction des internautes bruxellois lors du #BrusselsLockdown sur Twitter.

L’hommage vient ensuite

Mais les adeptes des réseaux sociaux ne s’en tiennent pas uniquement à l’aide qu’ils peuvent apporter aux victimes, ils veulent aussi leur rendre hommage. En ces temps difficiles, impossible de se réunir dans la rue de façon officielle, alors Facebook et Twitter se voient envahis d’adresse de soutien. Les hashtags #PrayForParis, #JeSuisParis ou encore #NousSommesUnis ont déferlé à une vitesse impressionnante, dès la nuit du 13 novembre. De cette même façon, des milliers de photos des commémorations sur les lieux des attentats ont été publiées sur les réseaux sociaux, France Culture mettant même en place une page pour pouvoir les regrouper, et mieux les diffuser. Un nouvelle façon de rende hommage lorsqu’on ne peut plus donner notre voix – ou notre silence – à l’extérieur. L’effet de masse est tout aussi impressionnant que lors d’une manifestation, le nombres de participant étant démultiplié par l’absence de contraintes géographiques. Chacun y est ainsi allé de son mot, de sa photo, de son dessin, de sa chanson pour participer à cet hommage à grande échelle.

VISUELS : © Léo Tisseau

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Clémence Charrier

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