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Les militants qui occupaient le théâtre de l’Odéon ont investi le 104

Les militants qui occupaient le théâtre de l’Odéon ont investi le 104

26 mai 2021 | PAR Léna Saint Jalmes

Après avoir occupé le théâtre de l’Odéon pendant 80 jours, la cinquantaine de manifestants a décidé d’investir le 104, dans le XIXème arrondissement de Paris.

« Occupez, occupez, partout où vous voulez »*

Début mars, une cinquantaine d’acteurs du monde culturel entrent par effraction au théâtre de l’Odéon à Paris. Ils exigent la réouverture des lieux culturels et le retrait de la réforme de l’assurance chômage qui touche particulièrement les intermittents.

À 6 heures 45 dimanche 23 mai, ils quittent l’Odéon pour le 104 dans le XIXème arrondissement de Paris. Ce lieu culturel populaire est également un centre de vaccination. Toutes les banderoles ont été retirées, n’en laissant qu’une sur le fronton : « À bientôt… ».

Le compte Twitter des occupants de l’Odéon a publié une fausse affiche du théâtre présentant une « représentation unique » de « La disparition », « mis en scène par les occupant.e.s ». Une question centrale laissée sans réponse : « Quelle sera leur prochaine surprise ? »

« Occupons, occupons, ailleurs qu’à l’Odéon »*

Pour ne pas empêcher le bon déroulement des spectacles prévus, les manifestants changent de lieu. Rester à l’Odéon est « devenu un problème d’affrontement avec la direction [du théâtre] », a expliqué Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT Spectacle. En effet, l’occupation a empêché, selon la direction, le théâtre de rouvrir comme prévu, le 19 mai.

A 11 heures, heure d’ouverture du 104, ils entrent par dizaines puis déchargent tout leur matériel qui a été transporté par camion. Les occupants ont déployé leurs banderoles à l’intérieur du lieu.

« Nous voulons trouver le moyen de faire une occupation, avec nos assemblées générales, sans empêcher les spectacles au 104, ni les vaccinations, puisque c’est un centre de vaccination. Nous sommes en train de rencontrer la direction, on va s’organiser », a déclaré à l’AFP Denis Gravouil.

Denis Gravouil se montre sceptique sur la réouverture culturelle par étapes, « C’est un leurre, il y a un tiers, un quart, un dixième des gens qui travaillent (…) certains festivals sont annulés ou sont en demi-jauge ; les théâtres privés ont reporté. Donc, déjà, la réouverture ce n’est pas suffisant, elle est partielle ». Les occupants demandent donc un « vrai plan de reprise ».

 

*Ces mots ont été clamés à l’Odéon par les manifestants avant de quitter les lieux.

Visuel : Attribution-NonCommercial-ShareAlike 2.0 Generic (CC BY-NC-SA 2.0)

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Léna Saint Jalmes

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