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#Leplusimportant dévoile son projet pour le capital humain et publie son premier rapport sur les travailleurs des plateformes numériques

#Leplusimportant dévoile son projet pour le capital humain et publie son premier rapport sur les travailleurs des plateformes numériques

08 février 2018 | PAR Yaël Hirsch

Ce jeudi 8 fevrier 2018, le projet #Leplusimportant s’est lancé à la Maison des Métallos. A l’occasion de la publication de leur premier rapport « Favoriser le développement professionnels des travailleurs des plateformes numériques », les fondateurs de ce projet qui est à la fois association, think-tank et  « action lab » d’actions en faveur du Capital humain ont présenté leur cause et ses conséquences très ancrées dans notre réalité.

«#Leplusimportant réunit des femmes et des hommes de tous horizons mus par un engagement commun pour une cause majeure : développer les capacités et compétences individuelles de nos concitoyens pour permettre à chacun de trouver une place et un avenir dans notre société en mutation », explique l’invitation à venir découvrir ce projet énergique et ancré dans notre réalité. La réunion a lieu à la Maison des Métallos, ce jeudi 8 février de neige et de soleil., alors que vient de paraître le premier rapport du think-tank, Favoriser le développement professionnels des travailleurs des plateformes numériques ».

Selon Matthias Dufour, l’homme spécialiste du management et de la gestion de projets complexes à l’origine du mouvement : « il y a eu une idée d’urgence après le Brexit, il y a eu une crainte que l’avenir soit noir. Et l’on s’est dit que l’important ce n’était pas de fustiger les électeurs et le vote populiste, mais d’agir sur les causes-racines. ».  Ces causes racines sont à trouver dans la fracture créée par les révolutions technologiques qui « induisent une situation où les gens ne croient plus qu’ils vont s’en sortir et ne croient plus à la méritocratie ».

Dans ce contexte #leplusimportant c’est la croyance qu’on peut promouvoir le capital humain pour que chacun trouve sa place. « Il y a deux niveaux d’action », ajoute Mathias Dufour : « les politiques publiques et la société civile. La combinaison des deux permet un effet fort ». Or, la cause qui est celle de mettre en avant les capacités des gens mobilisé de nombreuses énergies. Alors que le projet a commencé dans un café en juillet avec 6 personnes aujourd’hui ils sont plus de 65. Et pour 2020, #Leplusimportant vise une expansion à l’international!

Alors que son Action Lab permet d’accompagner des projets nouveaux et innovants, le témoignage d’Héloïse Dufour, présidente de l’association Inversons la classe! choisie comme projet à suivre par #leplusimportant  était éclairant sur la manière dont l’Action lab permet d’aide concrètement et pas à un pas un projet. En trois ans, Inversons la classe! a permis de mobiliser 12 000 enseignants (et d’en sensibiliser 20 000) aux propositions de la classe inversée : privilégier en classe le travail en petits groupes afin que le professeur puisse aider chaque enfant à son rythme. L’objectif est donc de faire faire comme devoirs des choses simples comme regarder une vidéo de contenus abordables et remplir un quiz et de mettre en avant l’interaction et le suivi des élèves en classe. Avec l’aide à la gestion de projet d’un parrain de l’Action Lab, elle a expliqué comment elle pu hâter le développement et la stratégie de ce projet important pour réduire les injustices à l’école et développer les talents de chacun.

Enfin, Florian Forestier et Alexandra Laffitte, à l’origine des 70 pages du premiers rapport du think tank avec Mathias Dufour ont présenté la substantifique moelle de ce qu’ils ont conclu de dizaines d’entretiens avec des travailleurs, des institutions, des syndicats et des experts qui s’intéressent à une sujet qui nous fascine et nous angoisse tous : Uber comme Deliveroo, que faut-ils penser et comment encadrer le travail des plateformes numériques?  Le rapport met en lumière à la fois l’importance de ces plate-forme qui offrent du travail et permettent à même  certains de « renouer avec l’emploi », mais aussi les limites que les acteurs expriment. Il s’agit de travail précaire mais comment penser la qualification, y a t il un parcours? Un développement des compétences ? Enfin la faiblesse de la protection sociale est au cœur du rapport. La bonne nouvelle est que cette protection existe déjà   mais elle qu’elle est encore embryonnaire. Pour dépasser ces limites le rapport fait 18 propositions (la règle du think tank est de mettre 80 % de recommandations après 20 % de diagnostic dans ses rapports) qui mettent l’accent sur 5 points. 1/ Connecter  ces plateformes numériques au réel via des formations possible et des lieux de rassemblement des travailleurs qui y participent 2/ Promouvoir un socle de droits sociaux (avec un accent mis l’autorégulation de plateformes de travail  comme par exemple des points bonus de réputation à celles qui sont socialement responsables) 3/  Installer les expériences de travail sur les plateforme numérique dans un parcours professionnel avec une vraie possibilité pour les travailler de maîtriser leurs données et de savoir quelles compétences ils acquièrent  (l’empowerement c’est-à-dire la mobilisation des travailleurs eux mêmes est au cœur des préconisations) 4/  Permettre un accès mieux informé des travailleurs aux plateformes avec notamment un service d’orientation public et 5/ Créer des instances de dialogue social.

Les prochains rapports du think tank porteront sur la blockchain, la culture scientifique et la transition RH que les nouvelles technologies amènent au domaine de la santé. Le groupe travaillera aussi sur la manière de valider et faire valoir les acquis professionnels.

Les objectifs et les réalisations de #Leplusimportant sont à retrouver sur le site du projet et sur ses réseaux sociaux. 

visuels : affiche et YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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