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Le photographe Lewis Baltz s’est éteint Samedi 22 Novembre

Le photographe Lewis Baltz s’est éteint Samedi 22 Novembre

26 novembre 2014 | PAR Sarah Hamidou

C’est à  Paris que le photographe américain, Lewis Baltz, est mort ce Samedi à l’Age de 69 ans. L’artiste, qui s’est fait connaitre grâce aux déclinaisons de son regard sur la solitude, à été emporté par un cancer du poumon. 

Lewis Baltz a fourni tout au long de sa carrière un travail atypique. Esthète de la solitude et de la tristesse, le photographe a souvent dépeint les liens étroits, et parfois ambigus, entre la recherche de la beauté et  le spectacle de désolation omniprésent dans les sociétés industrielles.  Architectures, parkings, bureaux… autant de lieux familiers, dans lesquels le sentiments de solitude dévoile ses différents visages.

Lewis Baltz a commencé son travail photographique dès 1971, lorsqu’il sort diplomé des Beaux Arts de San Francisco. Dès ses débuts, les objets banals du quotidiens, les relations étroites entre habitat et anonymat hantent son travail, comme en témoigne la série The New Industrial Parks near Irvine, California en 1974. 

A partir de 1975, on rapproche facilement son travail du mouvement  New Topographics. Baltz entame un travaille de dépouillement de plus en plus intense de ces photographies, qu’il tend à réduire en de simples données topographiques. Toujours, Baltz sera un obsessif de la sérialité, et s’attachera à dépeindre une urbanisation stupéfiante par homogénéisation extrême de l’espace.  L’émotion y est abandonnée, et ses photographies relatent la montée de l’individualisme et ses méfaits.

Lewis Baltz s’était finalement tourné vers l’Europe dans les années 80. Là, il donna un nouveau souffle à son travail en y introduisant la couleur, et usant du grand format. Au début des années 90, il se fit de nouveaux remarqué avec la  série Sites of Technology (1989-92) où modernité et froideur se conjuguent d’une nouvelle manière, puisqu’il met en scène de manière inquiétante la propreté clinique des industries de hautes technologies, ainsi que des centres de recherches français et japonais .

En France, il avait été exposé pour la dernière fois cet été  au Bal, événement auquel la rédaction de Toutelaculture avait eu la chance d’assister. Baltz y exposait une série de son oeuvre The Prototype Works (1967-1976)  et Ronde de nuit (1992-1995). Le photographe avait pu y décrire la désolation que génèrent nos habitations modernes, qui apparaissent sous l’œil du photographe rigides et étouffantes par leur standardisation.

Lewis Baltz était considéré comme un photographe discret, mais majeur du le XXème siècle.

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Sarah Hamidou

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