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Le cinéaste Nicolas Roeg est mort

Le cinéaste Nicolas Roeg est mort

29 novembre 2018 | PAR Loïs Rakotonoera

Le réalisateur britannique, notamment connu pour ses deux films avec les stars du rock Mick Jagger et David Bowie, est décédé vendredi dernier, à l’âge de 90 ans, à Londres.

Peu connu du public, Nicolas Roeg a tout même marqué le cinéma britannique, en particulier la décennie 1970, de par son originalité. Né à l’été 1928 à Londres, Nicolas Roeg est entré un peu par hasard dans le monde du cinéma. Dans ses mémoires publiées en 2011, « The World Is Ever Changing », il raconte avoir obtenu un poste dans les studios de Marylebone, juste en face de chez lui. Il gravit les échelons jusqu’à devenir directeur de la photographie. Là, il fait la rencontre de David Lean, et participe au tournage de son film, devenu un classique du cinéma, « Lawrence d’Arabie ». Il contribue aussi au film « Le Masque de la Mort Rouge » du réalisateur Roger Corman. En 1965, sur un désaccord avec David Lean, il est renvoyé. Il continue sa route dans le cinéma, en devant, notamment chef opérateur sur l’un des films de François Truffaut, « Farenheit 451″.

Ce n’est qu’en 1970 qu’il réalise son premier film, « Performance » qu’il co-réalise avec Donald Cammel. Un début fracassant car, non seulement, la star internationale Mick Jagger joue l’un des personnages principaux, mais aussi parce que ce film devient tout simplement culte. Mick Jagger y joue une star de rock déchue, reclus dans un hôtel miteux dans lequel il rencontre un bandit recherché par la police, joué par James Fox. Nicolas Roeg réalise un film où la drogue, le sexe et la violence sont omniprésents. Les dirigeants de Warner Bros sont choqués et repoussent la sortie du film à deux ans. Mais que faire, le style de Nicolas Roeg est déjà en place.

Nicolas Roeg réalise au total une douzaine de films mais seulement quelques-uns réussiront à se hisser comme classiques du cinéma, en autres, « Ne nous retournez pas » (« Don’t look now »). Ce thriller psychologique horrifique, adapté d’un roman de Daphné de Maurier, où Donald Sutherland et Julie Christie jouent le rôle de parents dévastés par la mort de leur petite fille, au ciré rouge, est un succès. Il l’est grâce à sa manière de filmer une Venise sombre où les morts semblent revenir, et, par la scène d’amour, entre ses deux parents qui reste avant tout un couple, très réaliste. Le cinéaste est aussi connu pour son film « L’homme qui venait d’ailleurs » avec une autre grand star du rock, David Bowie. Dedans il joue un extraterrestre tentant de se fondre parmi les humains, rôle qui restera coller à la peau du chanteur jusqu’à sa mort. D’ailleurs le fils de Bowie, le réalisateur Duncan Jones, rend à Nicolas Roeg, sur Twitter, un bel hommage dans lequel il salue celui qui lui a donné « un amour continu du cinéma ». Quelques années plus tard, en 1980, Nicolas Roeg tourne « Enquête sur une passion », où il rencontra sa future femme, l’actrice Theresa Russel.

 

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Loïs Rakotonoera

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