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La suite de la mobilisation des artistes en grève

La suite de la mobilisation des artistes en grève

09 janvier 2020 | PAR Caroline Arnaud

La mobilisation continue contre la réforme des retraites. Les collectifs d’artistes sont toujours présents dans les manifestations et seront eux aussi dans la rue ce 9 janvier. 

Après la manifestation du ballet de l’Opéra National de Paris le 24 décembre, la grève du monde de l’art s’est révélée aux yeux de tous. Les danseurs manifestent pour leur retraite et pour garder leur régime spécial. Être un danseur jusqu’à 64 est-ce possible? Le poids des entraînements, des répétitions, de l’effort physique de nos danseurs… Notre cygne peut-il continuer de danser jusqu’à ses 64 ans ? 

Les vœux de l’année formulés par La Permanence sont le retrait de la réforme des retraites, ainsi que le retrait de la nouvelle réforme faite sur l’allocation chômage. Certains artistes plasticiens demandent aussi d’avoir la possibilité d’accéder au régime d’intermittent. Il est question des retraites mais aussi de la précarité à être dans le monde la culture. Et cette réforme de l’Etat qui consiste à faire des économies ce qui fait gronder la culture qui est déjà dans un état de souffrance. 

On retrouvera dans la rue des artistes mais aussi des collectifs qui protègent les droits des artistes comme La Buse ou la Permanence ainsi que les lieux culturels, des musiciens, danseurs et aussi la CGT spectacle.  Ils appellent de nouveau à se mobiliser dans la rue en solidarité au mouvement mais aussi pour lutter contre leur statut précaire d’artiste. Dans un ras le bol  général, ce n’est pas seulement la réforme des retraites qui met à jour les revendications des artistes, cette réforme est une goutte d’eau qui fait renverser le vase. « Une culture en danger” écrit en gros sur les banderoles des  danseurs de la place Garnier. La culture est en danger car si on supprime certains régimes spéciaux, le monde de l’art est aussi touché, artistes, techniciens du spectacles, les auteurs … Comment la culture peut elle continuer de fonctionner tandis que ces membres essentiels ne peuvent plus exercer leur métier ? Ainsi ce mouvement de solidarité du monde de l’art met en lumière le collectif qui se trouve derrière chaque spectacle, des spectacles qui dépendent du travail des uns et des autres. 

La diffusion de la mobilisation des artistes se fait par tracts dans les différents lieux culturels depuis le 5 décembre. La Biennale de Lyon qui se clôturait ce week-end a elle aussi été touchée par ce mouvement de contestation. Effectivement, des membres du mouvement Art en Grève sont allés distribuer des enveloppes aux anciennes usines de FagorBrandt, un des locaux accueillant la Biennale. Dans cette enveloppe distribuée le 5 janvier, une critique virulente de l’événement qui célébrait sa 15eme édition. Cette critique se fonde notamment sur l’image « écolo » que la biennale veut se donner tout acceptant l’argent du roi du pétrole, de la Fondation Total.  Et les artistes, travailleur.euse.s du monde de l’art ne veulent pas de cet argent. 

Plusieurs lieux culturels comme le Centre Dramatique Régional de Gennevilliers, le T2G, sont fermés aujourd’hui, motivés par cette mobilisation. Les grévistes appellent notre ministre de la culture Franck Riester à agir directement pour les artistes et par là pour notre culture à tous.

Visuel: ©JL

 

Un prêté pour un rendu
Faire avec, l’art du collectif d’Eric Baudelaire
Caroline Arnaud

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