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La reforme territoriale: le pari ambitieux et contesté de François Hollande

La reforme territoriale: le pari ambitieux et contesté de François Hollande

03 juin 2014 | PAR Carlos Dominguez-Lloret

Ce lundi 2 juin François Hollande a communiqué aux français sa reforme territoriale. La mesure est ambitieuse et elle prétend transformer en 14 régions les 22 régions métropolitaines.

Il y a quelques jours, sur le plateau de BFMTV.com François Hollande a considéré « que toutes ces structures ne sont plus visibles pour les français » Selon lui « il faut à la fois de la simplicité et de l’efficacité. » C’est ainsi que le président de la République a demandé au gouvernement de Manuel Valls d’accélérer la reforme territoriale.France 22 regions

Selon François Hollande: « Le temps est (…) venu de simplifier et clarifier pour que chacun sache qui décide, qui finance et à partir de quelles ressources. Le temps est venu d’offrir une meilleure qualité de service et de moins solliciter le contribuable tout en assurant la solidarité financière entre collectivités selon leur niveau de richesse. »

Ce que Hollande souhaite aussi est de donner une « taille européenne » à certaines régions de la France. Malgré cela il y a des régions qui ne changeront pas. Parmi les régions que le président de la République veut garder intactes nous avons: la Bretagne, les Pays de la Loire, l’Aquitaine, le Nord-pas-de-Calais, la Corse, l’île-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’azur.

Les autres régions seront soumises à des regroupements territoriaux. Cependant, avant de procéder  le projet devra être soumis au débat parlementaire. Si le parlement approuve cette initiative, les régions restantes seront regroupées de la manière suivante: Le Poitou-Charentes, le Centre et le Limousin conformeront une seule région, ainsi que la Basse et la Haute Normandie, la Picardie et la Champagne-Ardennes, l’Auvergne et l Rhône-Alpes, l’Alsace et la Lorraine, la Bourgogne et la Franche-Comté, et finalement le Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon.

projet 14 regions HollandeSelon Thierry Borsa, le rédacteur en chef du Parisien: « Tout le monde est d’accord pour dire qu’en France on ne sait plus trop qui décide, on ne sait plus qui finance. Ce qui est sûr c’est qu’on sait que sa coûte beaucoup d’argent à l’Etat, et par conséquent ça coûte beaucoup d’argent  à chacun de celui qui est un contribuable. » Selon Borsa, cette mesure devrait être appréciée et cela permettra à François Hollande de réaliser son « coup politique » en économisant 10 milliards d’euros. Cependant, selon le rédacteur en chef du Parisien cette mesure « en termes de fonctionnement ne va pas permettre à l’Etat de réaliser des économies extrêmement importantes. » Pour ce qui concerne le fait de ne pas toucher les départements qui vont rester à l’intérieur de ces régions, « c’est aussi une manière pour le président de ne se fâcher avec personne. » Ainsi nous pourrions nous demander, selon Borsa, si ce qui est censé être le « coup politique » du quinquennat de François Hollande, ne risque pas de se transformer en une reforme inaboutie et sans intérêt.

Il faut se rappeler que les premières mesures pour découper la France en régions ont eu lieu à l’occasion du premier conflit mondial, à la suite d’une circulaire du ministère du Commerce du 25 août 1917. A l’époque les chambres de commerce ont été libres d’adhérer à la région de leur choix et d’en changer librement. Les 17 régions prévues initialement seront bientôt portées à 21 et elles seront administrées par deux délégués par chambres, auxquels ont été adjoints les préfets et sous-préfets.

Images © Gtaf

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