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La « parité intégrale » est votée par l’Académie des César

La « parité intégrale » est votée par l’Académie des César

10 juillet 2020 | PAR Chloé Hubert

Après les reproches faits à l’Académie des César au sujet de l’opacité de son fonctionnement et du manque de parité de ses instances dirigeantes, une refonte semblait nécéssaire. C’est chose faite ce jeudi 9 juillet avec l’adoption de nouveaux statuts entérinant notamment la « parité intégrale ». 

Nous nous interrogions ici il y a quelques jours sur le devenir de l’institution des César et sur sa capacité à rebondir et à saisir les enjeux de son temps, notamment la question de la parité. Le vote des nouveaux statuts adoptés hier va dans ce sens en promettant plus de transparence et de démocratisation, de parité, de diversité et de représentativité. 

La transparence et la démocratisation d’abord. Exit la présidence de 17 ans du producteur Alain Terzian et place à des mandats courts. Désormais, l’ensemble des membres de l’Académie pourront être candidats et voter pour désigner leurs 170 représentants au sein d’une nouvelle assemblée générale. Celle-ci élira ensuite un nouveau conseil d’administration de l’association pour un mandat de deux ans renouvelable une fois. Elle élira également la grande nouveauté, un tandem homme-femme pour sa présidence ! 

La parité ensuite donc. C’était la grosse attente des ces nouveaux statuts, et la raison principale de la crise de février à la suite des nominations de J’accuse de Roman Polanski qui avait donné lieu à la démission collective des dirigeant.es de l’Académie. En plus donc de ce tandem à la présidence – pourquoi d’ailleurs pas tout simplement une présidente ? -, « la parité intégrale » est inscrite dans les statuts. « Chaque branche devant être représentée par un nombre égal de femmes et d’hommes ». Ainsi, c’est l’assemblée générale de l’association, son conseil d’administration et son bureau qui devront respecter cette parité. Une décision saluée par le collectif 50/50, créé au moment de #metoo et de l’affaire Weinstein, dont l’objectif était une parité parfaite pour 2020. 

Et la diversité alors ? On se souvient du discours d’Aïsa Maïga à la dernière édition des César dénonçant le manque de représentativité des « non-blancs » dans le monde du cinéma. Il semble avoir été pris en compte, car au côté de la parité, une volonté de favoriser « la diversité et la représentativité » à été annoncé ce jeudi. Pour autant, aucune mention de ces deux mots dans les statuts. En espérant donc que ça ne reste pas un voeu pieux. 

Les nouvelles élections devront avoir lieu avant début septembre, suffisamment rapidement donc pour commencer l’organisation de l’édition 2021 qui est attendue au tournant. 

Visuel : Laetitia Larralde /Tlc

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Chloé Hubert

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