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La guérilla politique n’a pas pris de vacances : Najat Vallaud-Belkacem victime d’un acharnement peu constructif

La guérilla politique n’a pas pris de vacances : Najat Vallaud-Belkacem victime d’un acharnement peu constructif

02 septembre 2014 | PAR Fanny Bernardon

Alors que la nouvelle ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche est montée le 1er septembre sur l’estrade de sa rentrée scolaire, elle est très largement surveillée par l’ensemble de la classe politique. Le mois de septembre commence sur des charbons ardents pour celle qui succède à ces messieurs Jules Ferry, Jean Zay, Lionel Jospin, Vincent Peillon et Benoit Hamon.

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Son diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris la conduit rapidement au coeur de la politique française. Elle fait ses classes auprès de Ségolène Royal en 2007 lors de sa campagne présidentielle dont elle est la porte-parole. Cinq ans plus tard, c’est à François Hollande qu’elle prête main forte, des tumultes de la campagne jusqu’à son élection le 6 mai 2012.

Najat Vallaud-Belkacem se fait d’abord connaître en tant que Ministre des Droits des Femmes et porte-parole du gouvernement. Gouvernement qu’elle soutient bec et ongles et pour lequel elle travaille activement au risque de s’attirer les foudres de l’opposition. Nul doute que Jean-MArc Ayrault et Manuel Valls ont tous deux fait confiance à cette élève studieuse et très déterminée.

Aujourd’hui Ministre de l’Education Nationale, elle pourrait tout aussi bien être nommée Ministre des égalités qu’elle porte en étendard. En effet, Najat Vallaud-Belkacem n’ a eu de cesse, depuis sa prise de fonction, de vouloir rééquilibrer la balance. Elle a défendu ardemment et sans trembler l’égalité entre les femmes et les hommes, l’égalité des chances, celle des personnes lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT), ou encore celle des salaires entre les sexes. La lutte contre le harcèlement sexuel et les violences faites aux femmes sont autant de chevaux de bataille inscrits à son curriculum vitae.

Face à ce genre de combats, on ne comprend que difficilement la myriade d’assauts qui ont été menés contre elle. Concernant sa nommination à l’Education Nationale, Nadine Morano et Christine Boutin ne rougissent pas d’utiliser le mot « provocation », légitimant, en ne le détrompant pas, Franck Keller, à l’origine d’un tweet lourd d’insinuations et lourd tout court.
Le conseiller municipal UMP de Neuilly-sur-Seine a posté sur le réseau social, une phrase qu’on n’aurait pas voulu lire, une interrogation à laquelle personne n’a envie de répondre tant elle révèle les bassesses politiques dont certains sont capables aujourd’hui.
« Quel atout  Najat #VallaudBelkacem a utilisé pour convaincre #Hollande de la nommer à un grand ministère ? ». Y était joint, une photographie de la nouvelle ministre. Le tweet a désormais été retiré par celui qui ne sera jamais poète.

Un acte rapidement regretté sans doute, mais dont la spontanéité est inquiétante.

Certaines manipulations politiciennes ont cru bon de prétendre que la ministre avait déguisé ses prénom et nom de famille. Qui sait, peut-être nous arrive-t-elle aussi d’une autre planète ? On a le sentiment que c’est à qui inventera la plus énorme énormité.
Quoi qu’il en soit, peu importe la planète qui l’a vue naître, Najat Vallaud-Belkacem gravite indubitablement dans les sphères du travail, refusant de prêter attention à ses basses attaques.

En charge aujourd’hui d’un grand ministère, là ne s’était pas trompé Mr Keller, elle se veut ce matin rassurante sur l’antenne de France Inter.
La réforme des rythmes scolaires étant au coeur de l’actualité, on comprend que Najat Vallaud-Belkacem concentre toute son attention sur les parents d’élèves et les maires de communes inquiets, la détournant des jaloux qui décidément ne savent plus à quoi employer leur temps.

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Fanny Bernardon

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