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La Biennale du design de Saint-Etienne fête la Saint-Valentin à Paris

La Biennale du design de Saint-Etienne fête la Saint-Valentin à Paris

11 février 2019 | PAR Sabina Rotbart

Une passerelle colorée faite d’acier et de rubans, voilà ce que la ville de Saint-Etienne va installer jeudi 14 février à Paris, place du palais Royal, pour fêter la Saint Valentin. Cet arc-en-ciel satiné qui est une ode à la diversité et à l’inclusion, sera un lieu de rendez-vous nettement plus joyeux que les ponts embarrassés de ces affreux verrous supposés enfermer les Bien-aimé(e)s…(Jusqu’au 16 février inclus)

 Saint-Valentin, Saint-Etienne, même combat, il fallait y penser! Pour renouveler les rites lassants de la Saint Valentin, la Ville de Saint-Etienne a choisi d’installer sur la place du Palais-royal à Paris une très joyeuse »Passerelle de l’inclusion » où promener son amoureux ou son amoureuse. On pourra venir y chercher un bracelet de ruban. 

Ce nouveau rendez-vous poético – amoureux, fait de milliers de rubans colorés, est  une ode à la diversité des cultures, des corps, des langages et des idées. Elle vient annoncer dans le coeur de Paris la Biennale internationale du design qui se déroulera dans la métropole stéphanoise du 21 mars au 22 avril prochains.

Tissée dans  deux matériaux représentatifs de la ville, l’acier et le ruban, elle rappelle que cette ville minière, où l’on fabriquait d’abord des armes ( à la manufacture, devenue Cité du Design) puis des vélos, est aussi la capitale du ruban, industrie  développée maintenant à l’international, autant dans le luxe que dans des applications  très techniques, par notamment, le leader Neyret.  

Surnommée ME/YOU/NOUS-sous-titrée « Créons un terrain d’entente », la Biennale Internationale du design 2019, pilotée par l’américaine Lisa White, veut mettre en avant ce qui, dans le design, facilite l’inclusion plutôt que la fermeture et le clivage.  » la table des négociations où tout le monde à sa place, plutôt que le mur  façon  Trump » déclare cette curatrice. Echanges, collaborations, connexions, plutôt qu ‘ individualisme frileux donc.

Le design comme terrain d’entente

La Biennale montrera  aussi bien comment le design intègre les personnes handicapées dans la conception d’un objet (le bureau des inclusion, scénographié par François Dumas), que l’ouverture à des continents artistiques encore trop mal connus. Ainsi, Saint-Etienne sera la première ville à présenter une exposition d’envergure sur le design chinois. L’artiste Fan Zhe est le commissaire de cette partie très prometteuse  de la Biennale, surnommée « La route du design chinois « (1977-2019) qui présentera autant sa généalogie que les projets futurs.

Avancées du design numérique (avec une carte blanche donnée à John Maeda), lien du design à l’environnement à l’ère de l’anthropocène (Alexandra Daisy Ginsberg), lien au biologique, seront les axes développés par les différents commissaires choisis à l’international, ce qui témoigne d’un changement de registre. Quant au travail des étudiants en design stéphanois, il se focalisera sur la « Table des négociations », ce lieu des stratégies diplomatiques internationales autant que privées.  Des concours de négociations devraient s’y dérouler…

Le plaisir et la table ne sont jamais oubliés dans cette métropole haute en saveurs. Marc Brétillot, le designer culinaire interviendra durant cet événement auprès des métiers de bouche, restaurants, traiteurs et chefs de cantines scolaires;  le public pourra gouter des expériences culinaires aux frontières de l’art contemporain à la Fabuleuse cantine, au sein de la Biennale. 

Quant aux enfants, Le designer stéphanois Jean-Sébastien Poncet, leur mitonne comme toujours des aires de jeu que les adultes leur jalousent ( Joy inclusion, terrain de nous)…

La Biennale de Saint-Etienne ne se limite jamais à la ville intra-muros mais se développe à toute la métropole. Sans pouvoir citer toutes ses épiphanies, on ne peut passer sous silence les expositions du Musée d’art moderne et contemporain, cette fois-ci sur la publicité dans les années Trente, et une collaboration avec le Centre Pompidou sur « Nature et Merveilleux ». Voilà de quoi nous enchanter…

Information : [email protected]

Sabina Rotbart

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Sabina Rotbart
journaliste en tourisme culturel, gastronomie et oenotourisme. [email protected]

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