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Jules Barbey d’Aurevilly à l’honneur grâce au Grand Prix des Enquêteurs et à Adrienne Weick

Jules Barbey d’Aurevilly à l’honneur grâce au Grand Prix des Enquêteurs et à Adrienne Weick

20 septembre 2022 | PAR Julie Viers

Adrienne Weick remporte le Grand Prix des Enquêteurs pour son roman La Septième diabolique qui rend hommage au dandy Jules Barbey d’Aurevilly et ses nouvelles Les Diaboliques parues en 1874.

 

Le Grand Prix des Enquêteurs

Cette semaine on décerne le Grand Prix des Enquêteurs. Pour la quatrième année consécutive, la collection « La Bête noire » des éditions Robert Laffont et Le Figaro Magazine organisent ce prix. Il est décerné par un jury d’une dizaine d’experts de l’investigation judiciaire, allant du juge au policier en passant par le médecin légiste et Olivier Marchal, ancien inspecteur au service régional de la police judiciaire de Versailles qui est maintenant acteur et réalisateur notamment de 36 Quai des Orfèvres et de Braquo. Ce Grand Prix récompense un premier roman qu’il soit policier, noir ou thriller. 

 

Jules Barbey d’Aurevilly à l’honneur

Cette année, la lauréate est Adrienne Weick pour son roman intitulé La Septième diabolique. Elle fait évidement référence aux Diaboliques de Jules Barbey d’Aurevilly. Ce dandy du XIXème siècle, un peu oublié de nos jours, a écrit de nombreux romans et nouvelles. Les six qu’il a regroupé sous ce titre prennent pour décors la province. Sur le ton de la confidence, il nous raconte les chroniques diaboliques, criminelles de femmes soit-disant vertueuses. Et Adrienne Weick dans tout ça ? 

Barbey D'aurevilly

Une nouvelle romancière, Adrienne Weick

Cette responsable financière de la DRAC d’Île-de-France, a voulu écrire une septième nouvelle mais au fur et à mesure le récit s’est étoffé au point de devenir ce roman. Pourquoi écrire sur cet homme quelque peu oublié de nos jours ? « D’abord, répond cette responsable financière au sein de la DRAC, je suis originaire du Cotentin. En 2008, lors du bicentenaire de sa naissance, j’ai assisté à un spectacle formidable sur Les Diaboliques à Valognes. Cela m’a donné envie d’écrire sur ce livre et sur cet auteur. J’adore les losers et Barbey d’Aurevilly, en est un car il n’était déjà pas de son temps. Son brio et son sens de la formule lui ont fait beaucoup de tort et d’ennemis. ». 

La Septième diabolique se situe dans le Cotentin après la Seconde Guerre mondiale. Deux hommes, un auteur à succès en panne d’inspiration et un étudiant, découvrent des lettres cachées du baron Barbey d’Aurevilly. Est-ce qu’il n’y aurait pas des textes inédits du romancier également cachés dans la maison ? Tout au long de l’enquête, Adrienne Weick fait revivre Jules Barbey d’Aurevilly par fragment de son histoire. 

 

La Septième diabolique, d’Adrienne Weick, 288 pages, 17,00€, « La Bête Noire » chez Robert Laffont, à paraître le 22/09/2022

 

Visuels : 

Première de couverture du livre

©Émile Lévy – Creative Commons

 

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Julie Viers

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