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Jour 2, Dinard, Bain de foule et interview

Jour 2, Dinard, Bain de foule et interview

05 octobre 2013 | PAR Mélanie Taverny

Festival-Dinard-Ban

La compétition s’officialise autour des avant-premières. Tout le monde se précipite pour venir voir ces films que nous verrons bientôt sur nos écrans. Seulement les films en compétition raflent le maximum d’attention en attendant le palmarès autour d’un jury mystérieux.

Le film en compétition, The selfish Giant, tant attendu a aussi eu un franc succès du coté du public dans une salle comble. Parti dans les favoris, ce film de Clio Barnard qui fait tant parler vaut le détour ! Mené par deux jeunes enfants, Arbor, 13 ans (Conner Chapman) et son meilleur ami Swifty 15 ans ( Shaun Thomas), ce film nous emmène dans une Angleterre populaire, sombre où les conditions sociales poussent les deux héros à agir de manière bornée. Sensibles et attachants ces deux garçons opèrent une quête presque sans fin cherchant des métaux pour le ferrailleur du coin. Le thème de l’amitié est mis en avant lui donnant une nouvelle définition qui résiste aux péripéties d’une vie mouvementée et contrariée. A la fin de la séance, les gens ont voté et on pouvait apercevoir une majorité de coupons vert foncé «J’aime beaucoup» allant dans l’urne. A la fin la surprise annoncée était les deux jeunes acteurs qui sont venus saluer le public sur scène. Timides et fragiles devant nous, leur présence était aussi forte en vrai qu’ à l’écran. C’est donc pour vous qu’on les a rencontrés et qu’on leur a posé quelques questions même si leur timidité à pris le dessus!

Est-ce difficile de jouer sur un long-métrage pour une première expérience?

« Ce n’est pas vraiment difficile, on a vite appris ». ( Shaun) Moi j’avais déjà tourné pour une série TV, je me suis laissé porter » ( Conner).

Le caractère des personnages que vous jouez vous ressemble t-il?

(Shaun) « Swifty est un personnage timide et silencieux, plus que moi, mais j’ai pris plaisir à le faire ». ( Conner) «Arbor est comme moi, lorsque j’ai lu le script, j’ai vu qu’il était comme moi…».

Le film a créé des liens entre vous, est-ce le début d’une belle amitié?

«Oui vraiment, et même lors du casting. On sait que le succès du film se base sur cette amitié qui en est vraiment devenue une» ( Shaun).

Quelle était votre relation avec la réalisatrice Clio Barnard?

Elle était très gentille et directive surtout, ce qui était important pour nous, toujours à nous pousser pour faire bien» (Shaun) (Conner) «Elle nous donnait beaucoup de conseils et me disait «reste calme».

Quelle scène vous a le plus touché?

« Je les ai  vraiment toutes aimé, en particulier celle avec les machines à la ferraille». (Conner), (Shaun) « La même chose, et surtout celle avec le cheval, car je montais déjà avant à cheval.»

Interview d’Amanda Sthers

Membre du jury, cette artiste éclectique qui touche à tout est écrivain, scénariste et réalisatrice. On l’a rencontrée pour vous pour avoir son avis en tant que «jury».

A la question de la symbolique de ce festival du film britannique, elle nous a répondu qu’il lui évoquait «une ouverture intéressante, avec des histoires sociales, de l’humour, quelque chose d’humain alors que nous on fait des films cloisonnés. Si on prend l’exemple de The Full monty qui fait rentrer de l’humour dans le drame du quotidien. C’est un genre spécifique aux anglais et c’est spécifiquement ce que je fais, je ne fais jamais qu’un drame ou qu’une comédie. J’aime bien ce mélange. »

Avec votre parcours éclectique, de quel œil jugez-vous les films?

«Je juge avant tout comme une spectatrice, quand j’essaye de juger avec un œil de réalisatrice ou de scénariste c’est que je sors déjà du film. Quand un film est bon et qu’il me plait, je ne suis ni réalisatrice ni quoi que ce soit. Je suis juste quelqu’un qui profite, qui est émue, qui rit comme tout le monde. J’essaye de penser ça en tout cas. Je peux évidemment comprendre pour telle ou telle raison pourquoi cela n’a pas marché. Mais sur le coup j’essaye de me laisser embarquer dans l’endroit où le réalisateur veut m’emmener, de faire confiance.

Vers quels types de films penchez-vous ? Français ? Anglais ?

Je suis plutôt bons films. Ce qui est intéressant avec l’Europe c’est de décloisonner, ce qui est bien dans un festival comme ça, c’est de se rencontrer et de mélanger les types de films! On peut se dire tiens, cet acteur est génial, je veux écrire un film pour lui. On a envie de partager, et émouvoir des gens.

Dans la sélection des films, quelle est votre préférence pour le moment?

J’ai eu un coup de cœur pour Spike Island de Mat Whitecross je me suis laissée embarquer, j’ai juste aimé le film!

Pour finir, de nouveaux projets à part votre livre et votre pièce de théâtre?

Voilà mon livre sort la semaine prochaine, «les élections américaines» sur ce qui s’est passé à Newton aux Etats-Unis, ainsi que ma pièce de théâtre au petit théâtre de Paris, mais je travaille en ce moment pour l’année prochaine….

Coté film:

En séance tardive; le film en avant-première How I live now, de Kevin Macdonald qui relate l’histoire d’une jeune fille américaine perturbée envoyée par son père en vacances à la campagne. L’intrigue se déroule donc à partir de là car une série d’événements inattendus vont faire surface déclenchés par une guerre moderne laissant place à un univers presque apocalyptique. Le film qui pourrait être destiné à un jeune  teenager laisse une frustration permanente et laisse le spectateur errer jusqu’au dénouement.

Le film présenté en avant-première About time, de Richard Curtis avec Domhnall Gleeson et Rachel McAdams a remporté un franc succès cette après-midi sous la houle des applaudissements. Ce film suit la vie d’une famille et de Tim plus précisément qui apprend à 21 ans par son père que tous les hommes de la famille ont le pouvoir de remonter dans le temps. Le coté fantastique est ancré dans la réalité et transporte le spectateur dans un univers typique «english». Abordant d’importants sujets comme l’amour et la mort, la touche et l’humour anglais nous enchantent pendant deux bonnes heures. Cette cure de jouvence anglaise est à voir et à ne pas rater.

Visuel : (c) Affiche du festival du film Britannique 2013

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Mélanie Taverny

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