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Grands Prix SACEM : la musique, tout pour la musique

Grands Prix SACEM : la musique, tout pour la musique

01 décembre 2015 | PAR Clémence Charrier

Hier soir avait lieue la soirée des Grands Prix SACEM 2015, récompensant les artistes sociétaires qui ont marqué l’année. Le palmarès était sans surprise puisque connu d’avance, mais la cérémonie n’en a pas été pour le moins sympathique.

La soirée a débuté avec trois discours : celui de la chanteuse Hélène Noguerra, maîtresse de cérémonie, celui de Laurent Petitgirard, président de la SACEM, et celui la Ministre de la Culture, Fleur Pellerin, tous à propos des attentats du 13 novembre, qui s’en sont pris à la culture et à l’art de vivre français. Tous les trois ont exprimé leur souhait et leur volonté de voir la musique, le spectacle, l’humour, la vie continuer, subsister, tenir bon face à la barbarie, et ont également remercié le public d’être là, malgré tout. Une entrée en matière émouvante donc, qui loin de jeter un voile sur cette soirée, lui donne une raison d’être encore plus farouche.

Les artistes commencent alors leur défilé, dont les allées et venues sont élégamment annoncées en chanson par Hélène Noguerra. La première récompensée est une toute jeune compositrice de 24 ans, Camille Pépin, qui reçoit le Grand Prix de la musique symphonique, après avoir fait jouer à ses musiciens un morceau composé spécialement pour la soirée. S’en suit Vianney, pour le Prix Francis Lemarque, qui a joué son célèbre « Pas là » accoustique, et s’est retrouvé très émus lorsque Maxime Le Forestier, son idole de toujours, est monté sur scène pour lui remettre son trophée. Certains récompensés comme Alexandre Desplat ou Christine and the Queens ne pouvaient être présents, mais nous avaient tout de même adressé un message sympathique de remerciement.

Temps fort de la soirée, extrêmement inattendu : après avoir chanté un de leurs tubes festifs « Feel the magic in the air », les Magic System ont prix la parole pour rendre un hommage vibrant aux victmes des attentats, tellement sincère qu’il en était bouleversant. Beaucoup d’artistes ont d’ailleurs tenu à dire un mot à ce sujet. Le discours que nous retenons : celui, tout en humour, du timide compositeur de musique de film Pierre Adenot, très juste et très caustique. Oxmo Puccino, bien qu’il ne soit pas récompensé, a, quant à lui, tenu à rendre un hommage à Paris à travers son titre « Pam Pa Nam », interprété sur scène accompagné par son guitariste.

Une soirée riche en émotions donc, placée sous le signe de l’amour de la musique, de la fête et de l’humour : la plus belle façon de rendre hommage.

VISUELS : © image officielle

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Clémence Charrier

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