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Gérard Garouste se dessine une place aux Beaux-Arts

Gérard Garouste se dessine une place aux Beaux-Arts

30 octobre 2019 | PAR Amina Lahmar

Le peintre Gérard Garouste s’est installé officiellement à l’Académie des Beaux-Arts au sein de la section peinture le mercredi 23 octobre. Il avait été nommé en 2017 au fauteuil de son prédécesseur Georges Mathieu. La cérémonie s’est tenue sous la Coupole du Palais de l’Institut de France orchestrée par le compositeur et musicien Laurent Petitgirard. L’épée d’académicien dessinée par sa femme, Elizabeth, lui a été remise, point d’orgue de la célébration.

Fasciné par les mythes et le sacré, il a façonné son art. Gérard Garouste a la particularité d’être peintre, dessinateur, sculpteur mais aussi graveur. Cet ancien étudiant des Beaux-Arts entre officiellement au sein de la dite Académie dans la section peinture. Un art, entre autre, pour lequel il s’est distingué en France mais aussi  à l’international. Elu membre de l’Académie au fauteuil de Georges Mathieu en 2017, il a respecté la tradition d’éloge de son prédécesseur. En bon chef d’orchestre, le musicien et secrétaire perpétuel des Beaux-Arts Laurent Petitgirard, a dirigé la soirée. A la fin de la cérémonie, l’homme aux multiples casquettes, Marc Ladreit de Lacharrière lui remettra son épée d’académicien, dessinée par sa femme, l’artiste Elizabeth Garouste. Elle gardera le croquis secret, et donc la surprise, jusqu’à la célébration. Il lui est venu à l’esprit l’esquisse d’un  » bâton du pèlerin qui marche, vagabonde, traverse la vie à tâtons avec ses bonheurs et ses douleurs« , a t’elle confié aux beaux-arts. L’épée contient des références bibliques auxquelles Gérard Garouste est fortement attaché. L’homme, qualifié de simple et modeste, ne manquera pas de plaisanter au sujet de sa tenue, un costume à queue de pie ornée de broderie verte, lors de la célébration.

L’artiste qui démantibulait les images

Gérar Garouste voit le jour en 1946. Il intègre les Beaux-Arts de Paris où il étudie entre 1965 et 1972. Gustave Singier le prendra sous son aile. En 1977, il écrit, met en scène et décore Le Classique et l’Indien, joué au Palace, où il devient scénographe et peintre jusqu’en 1982. En réalité, il rencontre le succès en France et à l’international en 1980 lors de sa première exposition au sein de la galerie Durant-Dessert. Il se démarque par sa peinture inspiré de la mythologie et des allégories. Il démantibule les images et les textes à travers un style figuratif particulier, comme dans Diane et Actéon.

Alors que son art se diffuse à travers le monde, il fonde l’association La Source en 1991. La Source est un « lieu de création pour soutenir les enfants et les jeunes en difficulté par l’expression artistique ». En France, on peut retrouver quelques de ses peintures au palais de l’Elysée, mais aussi des sculptures dans la Cathédrale d’Evry. Il décore de nombreux lieux du patrimoines mais illustre également des couvertures de livres, comme Don Quichotte (éditions Diane de Selliers), ou Dieu prend-il soin des bœufs ?
de Patrick Modiano.

 

 Visuel:    © Bertrand Huet

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Amina Lahmar

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