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Gad Elmaleh accusé de plagiat invoque ses droits d’auteur

Gad Elmaleh accusé de plagiat invoque ses droits d’auteur

26 février 2019 | PAR Emilie Zana

Rebondissements dans l’affaire  de Gad Elmaleh accusé de plagiat. Retour sur cette affaire, pas la première dans l’histoire du plagiat chez les humoristes :

La chaîne Youtube CopyComic Video a encore frappé. Après avoir accusé l’humoriste de plagiat en 2017, la chaîne fait revenir Gad Elmaleh sur le devant de la scène depuis le 28 janvier dernier en postant des vidéos montrant les similitudes frappantes entre les spectacles de l’humoriste et ceux d’artistes américains, canadiens et même français. On y voit une succession d’extraits de spectacles divers mettant en évidence la ressemblance entre les blagues de l’humoriste et celles de ses pairs, reprenant parfois des répliques mot pour mot notamment la fameuse réplique « la porte ouverte à toutes les fenêtres ». Pas seulement les mots, c’est aussi les mouvements qui semblent être empruntés. Les vidéos, vues plus d’un million de fois sur la plateforme, ont rappelé le silence – relatif – des humoristes concernés continuant en toute impunité. Le scandale est d’ailleurs récurrent puisqu’il avait déjà concerné l’humoriste, ainsi que des dizaines d’autres, et notamment Tomer Sisley en 2017.

 

 

Le 14 février, l’humoriste avait « répondu » avec humour à l’accusation en recourant au personnage de Chouchou qui demandait aux « hargneux » « d’aller tous se faire bien cajoler » :

Mais la vraie riposte de l’humoriste remonte au 20 février, ses avocats faisant retirer les vidéos en question sur Twitter sous prétexte – ironique – d’atteinte aux droits d’auteur de l’humoriste. 

De nombreuses personnes ont relayé l’information et apporté leur soutien à CopyComic ce qui a valu un retournement à l’affaire, Twitter ayant finalement annulé la suspension du contenu sur le réseau social. Le 23 février, CopyComic célébrait cette nouvelle sur Twitter :

 

Cette affaire rappelle également les emprunts fréquents de blagues sur Internet par des utilisateurs ayant une importante audience, qui n’apportent aucun crédit et qui au final se font de l’argent  (en plus d’une renommée) sur le dos des véritables créateurs. Une injustice difficilement sanctionnée rappelant l’insuffisance du droit pour protéger les auteurs dans ce domaine.

 

 

Visuel : ©CC Le Zla – Statsr.net Gad Elmaleh, Vieilles Charrues 2008

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Emilie Zana

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