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Édith Scob, l’actrice aux 100 visages

Édith Scob, l’actrice aux 100 visages

01 juillet 2019 | PAR ines arrom

Édith Scob révélée notamment dans les films de Raúl Ruiz et de Leos Carax, est décédée à l’âge de 81 ans. Portrait d’une icone du cinéma français. 

 

 

De son vrai nom Edith Helena Vladimirovna Scobeltzine, elle est révélée en 1969 avec  Les Yeux sans visage de Georges Franju, avec qui elle va tourner six films durant sa carrière. Son parcours atypique l’a amenée à incarner aussi bien des personnages dans des films et téléfilms très populaires, que dans des films de recherche. De la caméra aux planches de théâtre, on l’a retrouvait dès 1984 dans des mises en scène d’Antoine Vitez ou de son mari Georges Aperghis.

Elle alliait amour et théâtre, vie privée et vie professionnelle en se consacrant au théâtre expérimental et en fondant la troupe de l’Atelier de théâtre et musique (ATEM) à la fin des années 1960 à Bagnolet avec son mari.

Abonnée aux rôles de victimes (chez Leos Carax par exemple), l’actrice aux multiples visages change de registre dans les années 90 et joue plusieurs personnages hauts en couleurs, de la cliente de Vénus beauté à la rédac-chef de La Fidélité en passant par l’impitoyable Oriane de Guermantes dans Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz (1999).

Elle était un visage familier du cinéma français dont on ne connaissait pas forcément le nom. On la croise dans L’été meurtrier de Jean Becker (1983), Vénus Beauté (Institut) de Tonie Marshall (1999), La fidélité d’Andrzej Zulawski (2000), « Le pacte des loups » de Christophe Gans (2001), « L’homme du train » de Patrice Leconte (2002), Bon voyage de Jean-Paul Rappeneau (2003). L’Heure d’été d’Olivier Assayas, lui permet d’être nommée pour la première fois au César dans la catégorie de la meilleure actrice dans un second rôle, mais elle n’a jamais décroché le trophée. En 2008, le festival international du film Entrevues lui consacre une rétrospective, un des seul hommage à sa carrière, de son vivant. 

Son dernier rôle aura été celui d’une grand-mère dans le sublime film de Hugo Gélin, Mon Inconnue, sorti le 3 avril dernier. 

 

Visuel : ©CC BY-NC-ND 2.0

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ines arrom

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