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Des restes du projet « Collection de squelettes juifs » retrouvés à Strasbourg.

Des restes du projet « Collection de squelettes juifs » retrouvés à Strasbourg.

20 juillet 2015 | PAR Hakim Akcha

Des restes conservés dans un bocal et des éprouvettes des victimes du projet nazi, « Collection de Squelettes Juifs », ont été retrouvé dans l’Institut de médecine légale de Strasbourg. ils faisaient partie de la triste collection du nazi August Hirt et n’ont pas été inhumes a la Liberation. 

Les restes ont été retrouvés dans un bocal et plusieurs éprouvettes dans les enceintes de l’Institut de Médecine Légale de Strasbourg. Ont également été retrouvés deux éprouvettes renfermant le contenu de l’ingestion et de l’estomac d’une victime et un galet matricule utilisé lors de l’incinération des corps, ainsi qu’un bocal contenant des résidus de peau d’une victime des chambres à gaz du camp de concentration alsacien de Natzweiler-Struthof.

Les pièces retrouvées sont les restes des victimes du tristement célèbre anatomiste nazi, August Hirt qui étudiait sa « Collection de Squelettes juifs ». Ce sont ainsi 86 victimes qui se retrouvèrent tuées puis exposées aux recherches du docteur. Plus tard, ils devinrent des éléments de recherches de Camille Simonin, un professeur de médecine légale de la Faculté de Médecine de Strasbourg, dans le cadre d’une enquête basée sur les crimes de l’anatomiste Hirt. Mandée par les autorités militaires, le professeur de médecine légale devait « établir les conditions ayant conduit à la mise à mort délibérée » des victimes du docteur.

La découverte de ces échantillons est due au concours de l’historien Raphaël Toledano, auteurs de plusieurs travaux sur l’extermination des juifs d’Europe. Il a notamment participe au film « Le nom des 86 » réalisé par Emmanuel Heyd et de Jean-Sebastien Raul, professeur et directeur de la Faculté de Médecine Légale de Strasbourg. En effet, le célèbre historien découvre l’existence de ces restes le 9 Juillet 2015 à la suite de ses recherches sur une lettre, datant de 1952, du professeur Simonin précisant que l’Institut abritait des échantillons des victimes des chambres à gaz de Strutohf.

La municipalité compte remettre les échantillons à la communauté juive de Strasbourg. Elles rejoindront les restes des victimes découvertes auparavant au cimetière israélite de Cronenbourg. 

Visuel : © Restes humains de l’anatomiste August Hirt. Eitan Abramovich. AFP.

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Hakim Akcha

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