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David Kessler, haut fonctionnaire culturel, s’est éteint hier

David Kessler, haut fonctionnaire culturel, s’est éteint hier

04 février 2020 | PAR Zoé David Rigot

L’homme était d’une « rare puissance intellectuelle », il était « bienveillant », « érudit et drôle », et il défendait l’ouverture et la transmission des savoirs, peut-on voir sur Twitter ce matin. Il s’est éteint hier, la cause du décès n’a pas été précisée.

 

David Kessler a fait, pendant sa vie, beaucoup de choses pour la promouvoir la culture. C’était sa ligne, sa direction, et il y a eu beaucoup de succès. Il commence par l’École Normale Supérieure, puis il est agrégé de philosophie en 1980. Il fait ensuite un tour à l’ENA, et en sortant il est affecté au Conseil d’État. Il enseigne ensuite à l’Institut d’études politiques de Paris, puis à l’ENA; confirmant déjà un désir de transmission.

En 2000, il est directeur général du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, dont la mission est de garantir l’exercice de la liberté de communication audiovisuelle. Il se spécialise dans cette discipline pour laquelle il a un intérêt qui n’arrêtera pas de grandir. En effet, il est ensuite directeur de France Culture à partir de 2005, pendant trois ans.

En 2007, alors qu’il est toujours à France Culture, David Kessler fait un saut devant les caméras pour le film Avant que j’oublie de Jacques Nolot ! Il a alors le rôle du psy… on peut saisir un sens de l’humour, du jeu, et de plaisir chez David Kessler, qui savait décidément comment profiter de la vie.

 

 

Il se dirige ensuite vers le grand siège général des radios, Radio France, et est chargé de la stratégie et des contenus. Une mission qu’il remplit avec succès, et, cinéphile et passionné, il préside le Forum des Images en même temps.

Après un saut à la Mairie de Paris où il est chargé de la culture, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche aux côtés de Bertrand Delanoë, il prend la direction des Inrockuptibles. N’étant toujours pas rassasié, il est directeur de la version française d’Huffington Post.

Et c’est à partir de mai 2012 (jusqu’à septembre 2014) qu’il est conseiller médias et culture auprès de François Hollande. Une fois qu’il a quitté l’Élysée, il va dans le privé et dirige Orange Content, la division contenus de la filiale Orange (comprenant notamment Orange Studio et Orange Cinéma Séries, bouquet de chaînes de télévision françaises consacrées aux séries et au cinéma).

Le grand homme institutionnel de la culture, l’homme engagé qui s’est battu pour les droits de tous et toutes, l’homme grand passionné de cinéma et de culture audiovisuelle, manque déjà au secteur culturel.

Visuel : © CC Creative Commons.

 

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Zoé David Rigot

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