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Black dot campaign : Une campagne contre les violences conjugales

Black dot campaign : Une campagne contre les violences conjugales

22 septembre 2015 | PAR Kalindi Ramphul

Une femme sur trois, dans le monde, est victime de violences conjugales. C’est le chiffre désastreux révélé par Le journal L’express en 2014. Pour lutter contre ces pratiques barbares, une campagne informelle a été lancée sur Facebook. Le concept est simple : les victimes de violences se dessinent un point noir dans la main pour demander discrètement de l’aide. Toute la Culture vous explique. 

La lutte contre les violences conjugales a aujourd’hui un nom : The black dot campaign. Autrement dit, La campagne du point noir. L’idée est de lancer un appel à l’aide dans la plus grande discrétion pour ne pas éveiller les soupçons et la colère d’un éventuel conjoint violent, en se dessinant un petit point noir dans la main. La démarche a pour but d’attirer l’attention des proches : famille, amis, collègues, peu importe finalement, du moment que quelqu’un répond à cet appel de détresse.

Il est souvent difficile, pour les victimes, de parler des coups reçus. La plupart des femmes restent silencieuses, la honte leur coupant toute envie d’exprimer leur mal. Cette méthode discrète est expliquée sur la page facebook de la campagne : « La philosophie originale de cette campagne était de permettre à une victime de mettre un point sur sa main en présence d’une personne en qui elle a confiance, et de leur permettre de commencer une conversation, afin qu’elles puissent ouvrir cette porte et, ésperons-le, démarrer un processus de recherche d’aide professionnelle ».

La campagne a été lancée anonymement par une ancienne victime de ce type de violences. Abusée, humiliée et violentée, la jeune femme a décidé d’agir pour elle mais aussi pour les autres, toutes les autres. Cette campagne, toutefois, ne convainc pas tout le monde.

Certains détracteurs pensent en effet que le point noir peut attirer le regard du conjoint violent. La démarche mettrait alors la victime en danger, et l’exposerait peut-être à des représailles encore plus rudes. D’autres, en revanche, trouvent l’idée bien trop faible et doutent fortement que l’information soit suffisamment relayée pour qu’elle ait un réel impact. 

Alors, brassage d’air ou solution réelle ?

Visuels : ©DR

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Kalindi Ramphul

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